Appel au soulèvement du peuple par Me Migan contre la révision de la Constitution

Amos Elègbè défend la bonne foi de Boni Yayi

Invité sur une émission d’une chaîne de télévision privée de la place la semaine dernière, Maître Jacques Migan, a peint en noir les cent premiers jours du régime de Boni Yayi II. Il a appelé le peuple à se mobiliser pour empêcher Boni Yayi de réviser la constitution du 11 décembre 1990. Le conseiller spécial aux affaires politiques du Chef de l’Etat, Amos Elègbè n’est pas resté indifférent à cette déclaration. Il s’est prononcé en relevant les contrevérités qui ont émaillé les propos de Me Migan. Il lui a rappelé à cet effet son passé de révisionniste qui l’a amené à vouloir maintenir à tout prix le Général Mathieu Kérékou au pouvoir en 2006.

«Lorsqu’on parle de Maître Jacques Migan, les Béninois d’un certain âge sursautent en reconnaissant aisément le chantre de la révision de la Constitution qui avait trouvé sur son chemin en 2006 la société civile, alors qu’il se battait pour que les verrous des articles 42 et 44 soient sautés en vue d’assurer un troisième mandat au Général Mathieu Kérékou dont il était un des conseillers juridiques. C’est ce personnage à la réputation controversée qui s’est donné bien de liberté sur un plateau de télévision, la semaine dernière, en soupçonnant le Président Boni Yayi de vouloir réviser la Constitution du 11 décembre 1990 aux fins de se maintenir au pouvoir après 2016″. Ainsi s’exprimait Amos Elègbè, conseiller spécial du Chef de l’Etat aux affaires politiques suite aux propos de Me Jacques Migan. Pour le conseiller, Boni Yayi ne nourrit aucune ambition de se maintenir au pouvoir après 2016. De l’avis de l’ancien ministre de la Culture, les articles 42 et 44 sont le socle de la démocratie béninoise et pour montrer la bonne foi maintes fois réitérée du Président Boni Yayi à ce sujet, Amos Elègbè renvoie Me Migan au discours d’investiture du Chef de l’Etat le 06 avril 2011, discours dans lequel devant le peuple béninois et la communauté internationale, il avait officiellement et publiquement affirmé que ces deux dispositions évoquées supra ne connaîtront aucun amendement et que mieux, il s’en irait au terme de son deuxième mandat conformément à la Constitution. Devant le Président américain Barack Obama, il y a quelques semaines, alors qu’il était reçu à la Maison Blanche, Boni Yayi avait à nouveau affirmé qu’il ne briguera pas un nouveau mandat au terme de son deuxième quinquennat en 2016. «Le Chef de l’Etat respectera sa parole parce qu’il a été suffisamment clair. Tant pis pour ceux qui doutent encore de sa bonne foi», déclare Amos Elègbè.

Le gouvernement de Yayi joue à la transparence

Concernant le bilan des 100 premiers jours du régime de Yayi II, le conseiller rappelle à l’avocat que cet acte n’est pas une disposition constitutionnelle. En se livrant à cet exercice, le gouvernement de Yayi joue à la transparence afin de permettre à tout le peuple béninois d’être informé sur tout ce qui a été fait. «Même si on est habité par la haine, je pense qu’en tant que juriste, il doit avoir un minimum d’honnêteté intellectuelle. Faire le bilan après 100 jours, n’est pas une obligation constitutionnelle pour un régime et sa lecture ne peut qu’être une vue de l’esprit. Quant à l’amalgame qu’il fait sur le concept de la refondation, je le renvoie au Projet de société du Président Boni Yayi intitulé En route pour un Bénin émergent approuvé au 1er tour de l’élection présidentielle du 13 mars 2011 par notre peuple. Là, il comprendra le bien fondé des réformes en cours», a commenté Amos Elègbè. Quant à l’allusion faite au Programme d’Action du Gouvernement (Pag) de Kérékou, le conseiller spécial note que Me Migan est la personne la moins indiquée pour en parler.

Tout en mettant par ailleurs en garde les vendeurs d’illusion en mal de sensation et qui espèrent semer le doute dans l’esprit des Béninois en les alertant, le conseiller spécial aux affaires politiques du Chef de l’Etat demande que cessent les propos d’arrière-garde qui ne font pas avancer le Bénin. Il rassure à cet effet le peuple béninois sde la bonne foi du Chef de l’Etat à ne pas vouloir se maintenir au pouvoir après 2016.
20-09-2011, Isac A. YAÏ

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