Annonce d’une nouvelle grève dans l’administration : Les douaniers invités à la raison…

L’ancien Directeur général de la Sogema, Joseph Tamègnon, Conseiller technique à l’économie du Chef de l’Etat, était hier l’invité de l’émission Zone Franche sur la chaîne de télévision privée Canal 3 Bénin. Entre autres sujets abordés au cours de l’émission, il y a la question des réformes institutionnelles entreprises par le président Boni Yayi et son gouvernement depuis le début de son dernier quinquennat. Sans ambages, le Conseiller Joseph Tamègnon estime que ces réformes sont nécessaires pour plusieurs raisons. Il a cité la nécessité de regagner la confiance des partenaires techniques et financiers du Bénin tels que la Coopération danoise. » La Cour des comptes doit être constitutionnalisée ainsi que le Médiateur de la République et la Commission électorale nationale autonome «, a ajouté le Conseiller Joseph Tamègnon. Poursuivant dans le même sens, il estime que le président Boni Yayi n’a aucunement l’intention de s’éterniser au pouvoir à travers ces réformes, mais il entend plutôt placer le Bénin dans le concert des Nations véritablement en voie de développement avec des institutions et des dispositions juridiques nécessaires. Abordant le cas des agents de la douane qui menacent d’aller en grève à cause non seulement des attaques dont ils font l’objet, mais aussi de la proposition de loi portant Règles générales applicables aux personnels militaires et paramilitaires, des forces de sécurité publique et assimilés en République du Bénin qui va les priver de leur droit de grève, le Conseiller Joseph Tamègnon, estime qu’il n’y a pas péril en la demeure. Selon lui, cette loi vise à régulariser les mouvements de grève au Bénin. Toujours au sujet de cette question des douaniers, le Conseiller Joseph Tamègnon pense que le Chef de l’Etat, le président Boni Yayi, aurait pu procéder autrement sans même passer par une loi parce que la carrière des douaniers est gérée sur la base d’un décret qui date de 1993. «… donc la proposition des députés est conforme à la Constitution. Le président n’a même pas besoin d’une loi pour définir le statut des douaniers, il peut prendre un décret «, a dit le Conseiller Joseph Tamègnon.

Le patriotisme d’abord…

Pour le Conseiller Joseph Tamègnon, il s’agit d’une question de souveraineté et non de personnes. » Les études ont montré que nous perdons 200 milliards par an, le président est obligé d’aller ramener 90 milliards en Chine pour construire la route Akassato-Bohicon alors qu’on peut réaliser la voie sur fonds propre (…) Je voudrais regarder nos amis douaniers et leur dire que le Chef de l’Etat est à leur disposition. C’est le président de tous les Béninois. Il les regarde avec beaucoup d’amitié. Il les regarde avec le cœur. Je voudrais leur dire qu’il ne faut pas qu’ils radicalisent leur position. Le Chef de l’Etat à le pouvoir et il ne l’a pas fait. Je vous lis cette disposition de l’Organisation internationale du travail (Oit) en son article 779 qui dit ’’L’interdiction du droit de grève aux travailleurs de douane, fonctionnaires, exerçant des fonctions d’autorité au nom de l’Etat n’est pas contraire aux principes de libertés syndicales’’. Le Chef de l’Etat aurait pu, sur la simple application de ces dispositions, prendre ses responsabilités. Il ne l’a pas fait (…) Je voudrais dire ceci : les douaniers ne peuvent pas se mettre en grève contre l’Assemblée nationale. S’ils persistaient, le président de la République sera tristement obligé de prendre ses responsabilités. C’est la peine dans le cœur qu’il prendra ses responsabilités. Nous leur demandons de ne pas radicaliser leur position. Je leur dis que s’ils radicalisent, le président de la République prendra ses responsabilités. Nous qui travaillons avec lui, nous sommes à leur disposition pour que la situation trouve une juste solution «, a conclu le Conseiller Joseph Tamègnon.

Karim Oscar Anonrin, in le Quotidien Fraternité

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