Joseph Tamègnon au sujet de la réforme constitutionnelle : « On n’inventera pas une nouvelle république »

Le Conseiller du Chef de l’Etat aux affaires économiques, Joseph Tamègnon s’est prononcé hier dimanche 25 septembre 2011, sur le sujet à polémique de ces derniers jours la réforme constitutionnelle. Pour l’invité d’hier, il ne s’agit pas d’une nouvelle République qu’on entend inventer mais d’une relecture de certains points essentiels favorables au progrès économique. Il était sur l’émission Zone franche de Canal 3.

Pour Joseph Tamègnon, seul l’aspect économique de cette réforme intéresse au plus haut point au Chef de l’Etat. Dans son exposé, il a rappelé les avancées que cette relecture peut permettre d’enregistrer au plan économique. Prenant exemple sur les dispositions prévoyant la création de la Cour des comptes, l’invité d’hier a affirmé que la priorité pour le gouvernement en place est de procéder aux réformes importantes au plan interne ce qui à coup sûr lui offrira une place de choix sur le marché international. « La création de la Cour des compte est pour nous la priorité des priorités. Sans cette création, plusieurs investisseurs faute de cadre fiable pouvant sécuriser leur investissement fuient le Bénin. Ceci fait perdre au jour le jour au Bénin sa crédibilité au plan international. L’exemple découlant du refus du Danemark d’investir dans certains domaines est encore présent dans les esprits. Sans Cour des comptes on perd 50 milliards chaque année. La réforme s’impose à nous et si nous ne la faisons pas, on risque de disparaître », a-t-il déclaré. Moins qu’une révision de la constitution, cette initiative du gouvernement est à en croire le Conseiller aux affaires économiques du Chef de l’Etat, la prise en compte de certains points essentiels des conclusions du projet de relecture de la constitution de la Commission Ahanhanzo Glèlè. « On ne fait pas une révision de la Constitution. Le Chef de l’Etat a voulu qu’on fasse rapidement les ajustements qui nous permettent d’avancer. Il n’y a que 6 ou 9 aménagements majeurs qui nous paraissent importants. La commission Ahanhanzo Glèlè a fait son travail. Mais on ne prendra dans ce document, qu’un extrait de ce qui paraît utile. On veut juste rattraper le temps perdu. C’est une option qu’on a faite. A charge pour les députés et à la Cour constitutionnelle de nous dire qu’on fait fausse route ou non. », a-t-il déclaré. Pour M.Tamègnon, la sensibilité de la question pousse plus d’un à se méprendre sur l’intérêt même de ce projet mis en œuvre par le gouvernement. Il ne s’agit nullement selon Joseph Tamègnon d’une entreprise du Chef de l’Etat pour s’éterniser au pouvoir. Cette lecture est à l’en croire une vue dénuée de toute objectivité et qui dénature dans son ensemble la vision du président Yayi Boni. « Le Chef de l’Etat ne révisera jamais la Constitution pour prolonger son mandat ou s’éterniser au pouvoir. Il l’a réitéré plusieurs fois. Le débat n’est pas là », a-t-il argumenté. Dans son exposé l’invité est revenu sur la loi anti corruption et le projet de loi portant droit de grève en République du Bénin. Même s’il reconnaît que cette loi est l’initiative du Parlement, il a toutefois salué l’intérêt de ce projet. Par rapport à l’exercice du droit de grève par les douaniers, l’invité d’hier a affirmé que l’interdiction du droit de grève aux douaniers n’est pas contraire aux libertés syndicales. « L’article 579 du Bit interdit l’exercice du droit de grève aux douaniers. Elle stipule que « N’est pas contraire aux libertés syndicales. L’interdiction du droit de grève au personnel des douanes. Le Chef de l’Etat sur la base de cette seule disposition, pouvait prendre un décret et l’appliquer mais il ne l’a pas fait, bien qu’il ait les prérogatives », a-t-il déclaré.

Hospice Alladayè dans le Quotidien Le Matinal

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