Libération du navire chypriote détourné au large du Bénin

MADRID — Le navire battant pavillon chypriote détourné le 14 septembre au large des côtes du Bénin avec ses 23 membres d’équipage, dont cinq Espagnols, a été libéré, a annoncé samedi à l’AFP une porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères.

«Le bateau a été libéré» et «je n’ai pas été informée de quelconque blessé ou mort dans l’opération», a déclaré cette porte-parole.

«Les proches des familles sont en contact avec nous», a-t-elle ajouté, sans donner plus de détails.

Selon les médias espagnols, la libération aurait eu lieu dans la matinée, une fois que les pirates eurent quitté le navire après en avoir déchargé la cargaison de pétrole qu’il transportait.

Le journal El Pais assurait sur son site internet qu’un des membres d’équipage a été blessé, mais se trouve hors de danger.

Le haut commandement de la marine béninoise n’était pas en mesure de confirmer cette remise en liberté ou de fournir des précisions sur ses circonstances.

«Nous ne pouvons rien vous confirmer car cela s’est passé en haute mer et vers les côtes togolaises», a déclaré à l’AFP une source de ce haut commandement ayant requis l’anonymat.

Au Togo, le ministre de la Sécurité, le colonel Gnama Latta, était au courant de la libération mais a indiqué que son pays n’y avait pas pris part. «Cela s’est plutôt passé en haute mer. On ne pourra pas dire si c’est au Bénin ou au Togo», a-t-il indiqué.

Le 14 septembre, le Bureau maritime international (BMI) avait annoncé que «des pirates armés» avaient «abordé et détourné un tanker (…) et pris ses 23 membres d’équipage en otage».

Des pirates ont dans le passé volé l’essence ou le pétrole transporté par des navires lors d’attaques similaires au large du petit pays ouest-africain, dans le but de revendre ces produits sur le marché noir régional.

Selon le Bureau maritime international, la hausse observée des détournements de navires au large des côtes ouest-africaines pourrait indiquer que la zone est en passe de devenir un nouveau point chaud de la piraterie.

Plusieurs bateaux espagnols, notamment des thoniers, ont déjà été capturés, ces dernières années, par des pirates au large des côtes africaines, en particulier dans l’Océan indien.

En octobre 2009, le thonier Alakrana avait été intercepté à plus de 550 km des côtes somaliennes, avec à son bord un équipage de 16 Espagnols, quatre Ghanéens, huit Indonésiens, deux Ivoiriens, deux Malgaches, trois Sénégalais, un Sécheyllois.

Tous avaient été libérés sains et saufs 47 jours plus tard, contre le versement d’une rançon de quatre millions de dollars, selon les pirates qui les retenaient.

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