Nouvelle grève des douaniers : le Chef de l’Etat contraint de prendre des mesures

La proposition de loi dont les dispositions interdissent aux douaniers de grever a suscité des réactions de la part du Sydob qui a déclenché depuis hier matin un nouveau mouvement de grève de 72h. Mais, le Chef de l’Etat se voit aujourd’hui contraint de prendre ses dispositions pour épargner  l’Etat de tout abus.

La loi portant règles générales applicables aux personnes militaires, des forces de sécurité publique et assimilés en République du Bénin a été votée le 26 septembre dernier au palais des gouverneurs à Porto-Novo par 59 voix pour, 00 contre et 01 abstention. L’administration douanière est une fois de plus paralysée. Les dispositions de la nouvelle  loi qui interdisent aux douaniers de recourir à la grève en cas de  protestation n’ont pas ébranlé la détermination de ces derniers. Le premier jour de grève a déjà été observé. Une loi qui contribuera à diminuer les pertes économiques enregistrées lors des grèves dans ce secteur sensible. Cette fois,  il n’y aura pas d’excuse mais plutôt des réactions contraires. Et déjà, le gouvernement prévoit des mesures pour un service minimum et un état des lieux pour de probables défalcations. Un appel a été même lancé aux douaniers en retraite pour reprendre le travail en lieu et place des agents en grève.
La loi permettra prévoit des sanctions en cas de non respect. Car même si Boni Yayi a l’air gentil, il n’hésitera pas à sévir pour tout ramener dans l’ordre.
Le Bénin fait partie de l’Organisation internationale du travail (Oit) dont les textes lui donnent ce droit. Cette nouvelle loi ne va que dans ce sens. Encore qu’avant le décret de 1993 qui a détaché l’administration douanière, les douaniers n’avaient pas le droit de grever. C’est vrai qu’ils sont des fonctionnaires mais la douane est un domaine particulier. Un simple manque de rigueur et de contrôle peut faire basculer l’économie du pays. C’est pour ne pas en arriver là que le Président de la République prendra ses dispositions qui aussi rigides soient-elles seront appliquées dans l’intérêt de l’économie nationale et de la nation.

Par la rédaction du Quotidien Le Matin

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