Paralysie de l’administration douanière : Le mot d’ordre de grève largement respecté

Le mot d’ordre de grève lancé par la Secrétaire générale du Syndicat des douanes béninoises (Sydob) Catherine Egounlethy, a été respecté par toute la corporation douanière. A part les Chefs services et Directeurs centraux qui étaient réquisitionnés pour la garde des armements et les besoins urgents de service, la motion de grève déclenchée par le Sydob a été une fois encore largement suivie.

Lancée le jeudi 22 septembre 2011 par le Sydob, la grève de 72 heures a été respectée par tous les militants du Sydob. Toutes les institutions douanières installées dans la capitale économique Cotonou étaient désertes ce 27 septembre 2011. De la Direction générale de la douane, à la recette Cotonou port en passant par la Direction de la lutte contre la fraude, l’ambiance ordinaire de travail n’était pas au rendez-vous. Toutes les portes, fenêtres des différents bureaux de ces institutions étaient fermées. Les parkings autos et motos étaient vides. Seulement quelques transitaires désespérés étaient venus dans l’espoir de régler certains problèmes liés à leur métier. Approché, l’un d’eux a déclaré qu’il est venu consulter la liste des numéros d’immatriculation des véhicules à dédouaner. Comme lui, d’autres n’hésitaient pas à s’approcher des gardiens douaniers au poste pour s’informer sur l’évolution de leurs dossiers. Interrogés les quelques chefs services en poste ont déclaré qu’ils sont arrivés au poste pour exécuter certaines tâches.

Paralysie du port et coups de gueule des transitaires

La paralysie des activités douanières a négativement influencé les activités portuaires. Point d’attroupement des vendeuses et déclarants en douane observé devant le port de Cotonou pendant les jours de service. Les activités connexes ont tourné au ralenti. Déplorant cette situation, Moustapha Atehoyo, opérateur économique, a fait observer que la paralysie des activités douanières a des conséquences déplorables sur leurs affaires. « C’est la catastrophe sur les activités de transit. Les camions qui sont restés au port ne peuvent pas sortir. Nos activités ne marchent plus. Les surestaries vont s’accumuler et seront élevées lorsque la grève sera terminée. En dehors des milliards Fcfa que va perdre le gouvernement, les opérateurs économiques et déclarants en douane ne peuvent plus enlever leurs conteneurs de marchandises » a-t-il déploré. Il a profité de l’occasion pour inviter le gouvernement à dialoguer avec les douaniers afin qu’une issue soit trouvée à la crise.

Claude Ahovè in Le Matinal

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