Boni Yayi décidé à radier les douaniers grévistes : Rencontre du chef de l’Etat et des douaniers retraités

(Les manifestations de rue seront réprimées)

Le chef de l’Etat Dr Boni Yayi, a rencontré hier au palais de la présidence de la République, les douaniers retraités et les agents contractuels civils travaillant à la douane. C’était une occasion très propice pour Boni Yayi d’inviter les douaniers retraités à signer un contrat avec la République pour suppléer leurs jeunes confrères qui ont opté pour le blocage du pays.

Le président Boni Yayi est très en colère contre les agents de douane en grève et par ricochet contre tous les syndicats qui prennent de façon intempestive l’arme de la grève pour vouloir bloquer les actions de développement engagées par le gouvernement et empêcher notamment les réformes en cours. A entendre le chef de l’Etat, rien ne pourra l’arrêter sur ce chemin des réformes qu’il compte à tout prix mettre en œuvre pour la relance du pays. A l’endroit des disciples de Saint Mathieu qui ont maintenant choisi des grèves perlées pour en découdre avec le gouvernement qui a fait voter la loi interdisant la grève des paramilitaires, la décision est sans ambages.

Le président de la République n’attend que la décision de la Cour constitutionnelle relative à la conformité de ladite loi par rapport à la Constitution du 11 décembre 1990 pour sa promulgation, afin de radier purement et simplement de la fonction publique les douaniers grévistes. « Tous ceux qui vont violer la loi seront radiés et il n’y aura rien », a-t-il juré la main sur le cœur. Théoriquement, Boni Yayi mesure bien les conséquences de ses propos et semble avoir pris toutes ses dispositions pour faire régner l’ordre et la discipline dans le pays. A entendre le chef de l’Etat qui a compris l’intention qui se cacherait derrière ces grèves déclenchées tous azimuts pour un rien, les manifestations de rue tendant à braver son autorité seront réprimées.

« A celui qui opposera la force, aura la force », semble avertir le premier magistrat. Manifestement, Boni Yayi ne veut pas céder devant les initiateurs de ces mouvements de paralysie qu’il taxe de politiciens qui n’ont pas encore digéré leur échec suite à la présidentielle de mars dernier. Il a aussi répondu à certains détracteurs qui répandent dans l’opinion publique qu’il est élu sur la base des fraudes. Boni Yayi conseille à ces syndicalistes et politiciens à la fois de cesser de mettre les bâtons dans sa roue et d’attendre le tour de l’élection de leur candidat en 2016.

Fulbert FAVI, Quotidien Le Matin

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