Mon patron est un MANIPULATEUR : Que faire ?

Issue d’une formation d’école de Commerce, j’aurais aimé être averti de la possibilité de rencontrer un manipulateur dans ma future entreprise. Aucun cours ne traitait du sujet, et je pense à posteriori, qu’en avoir eu connaissance m’aurait aidé à identifier mon Directeur comme tel.

Pour vous raconter brièvement cette période de ma vie associée à mon premier emploi, j’ai commencé dans cette boîte en tant que stagiaire commercial. Au fur et à mesure, j’ai gravi les échelons pour me retrouver un an et demi plus tard Responsable de l’acquisition clientèle d’une agence de communication Internet, dédiée aux marques, et basée à Genève.

Directement sous les ordres du Directeur Général, je me suis petit à petit laissée entraîner dans les vices de ce manipulateur endurci, ce qui m’a valu au final un arrêt de travail de longue durée pour angoisses : crises de panique, perte de confiance en moi, crise d’identité, perte des repères, entre autres symptômes.

A bout de force et désirant démissionner, tout mon entourage me conseillait de m’accrocher. De bonne volonté et d’humeur travailleuse, je suis allée au bout de mes possibilités jusqu’au point de rupture : insomnie, peur du noir, agressivité, impossibilité de prendre les autoroutes et de passer sous les tunnels, fatigue chronique, épuisement, impression d’avoir le triple de mon âge, douleurs physiques, augmentations soudaines du rythme cardiaque, etc. l’angoisse !

Des recherches sur le sujet m’ont permis de trouver les caractéristiques d’un manipulateur et j’ai l’impression de lire son propre portrait !

1. Il culpabilise les autres, au nom du lien familial, de l’amitié, de l’amour, de la conscience professionnelle, etc.
2. Il reporte sa responsabilité sur les autres ou se démet de ses propres responsabilités.
3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et ses opinions.
4. Il répond très souvent de façon floue.
5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations.
6. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes.
7. Il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits, qu’ils ne doivent jamais changer d’avis, qu’ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions.
8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l’air, dévalorise et juge.
9. Il fait faire ses messages par autrui ou par des intermédiaires (téléphone au lieu du face à face, laisse des notes écrites).
10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner et peut provoquer la rupture d’une relation.
11. Il sait se placer en victime pour qu’on le plaigne (maladie exagérée, entourage «difficile», surcharge de travail, etc. )
12. Il ignore les demandes (même s’il dit s’en occuper).
13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins (notions d’humanité, de charité, racisme, «bonne» ou «mauvaise» mère, etc).
14. Il menace de façon déguisée ou fait un chantage ouvert.
15. Il change carrément de sujet au cours d’une conversation.
16. Il évite ou s’échappe de l’entretien, de la réunion.
17. Il mise sur l’ignorance des autres et fait croire à sa supériorité.
18. Il ment.
19. Il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme et interprète.
20. Il est égocentrique.
21. Il peut être même jaloux.
22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences.
23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres.
24. Il utilise très souvent le dernier moment pour demander, ordonner ou faire agir autrui.
25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes, ses actes ou son mode de vie répondent au schéma opposé.
26. Il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux ou se met soudain aux petits soins pour nous.
27. Il produit un état de malaise ou un sentiment de non-liberté (piège).
28. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d’autrui.
29. Il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas faites de notre propre gré.
30.  Il est constamment l’objet de discussions entre gens qui le connaissent, même s’il n’est pas là.

Un chiffre important dont je n’avais pas connaissance : le turn-over. Avec un taux à 80%, j’aurais pu m’en douter. Mais ce chiffre là, il ne me l’aurait jamais donné, ou alors il aurait menti. Alors, comment savoir ?

Avec tous ces qualités, ce qui est sûr, c’est que l’on ne m’y reprendra plus jamais. Mais avant cela, il va falloir me reconstruire, reprendre des forces, retrouver confiance en moi, l’oublier, pardonner les trahisons, évacuer ma colère, tourner la page et me tourner vers l’avenir. Le temps nécessaire à tout cela est beaucoup plus long que le temps qu’il lui a fallu pour me détruire.

Le meilleur conseil que je puisse donner à une personne dans cette situation, c’est de se croire, de ne plus écouter, de ne plus se remettre en doute, car lorsque l’on cherche sans cesse des réponses à ce type de questionnement pourquoi suis-je si mal dans cette boîte ? , c’est qu’il y a une raison, que vous n’identifiez peut-être pas encore, mais que vous ressentez déjà.

Prenez vos cliques et vos claques, non sans en assurer vos arrières, et rebondissez. Ecrasez-lui son ego et sa méchanceté au passage. Et surtout, ne le croyez pas, il n’est que mensonge et manipulation et tout ce qu’il souhaite, c’est vous limiter dans votre liberté, telle une araignée, il vous retient dans sa toile, vous flatte et vous dénigre, pour mieux vous dévorer de l’intérieur.

La suite demain ou Lundi matin….

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