Tristane Banon réaffirme que DSK a tenté de la violer

La romancière Tristane Banon a affirmé jeudi 29 septembre sur TF1 qu’elle avait maintenu devant les policiers qu’«il y a eu une tentative de viol» de Dominique Strauss-Kahn envers elle en 2003. L’ancien patron du FMI, qui «conteste formellement» avoir agressé la jeune femme, affirme qu’«elle ment aussi à propos du déroulement de la confrontation» organisée par la police, selon un communiqué de ses avocats.

La jeune femme de 32 ans a reconnu que huit ans après les faits allégués «la preuve matérielle, elle n’existe pas», mais la confrontation «est une première victoire», a-t-elle estimé, ajoutant avoir été face à un DSK faisant preuve d’«arrogance», de «suffisance» et de «froideur»«J’ai pensé qu’au moins il s’excuserait (..) mais il ne l’a pas fait», a-t-elle poursuivi. «Il n’a même pas osé me regarder», a-t-elle dit, ajoutant éprouver «du mépris» à son égard. Lors de la confrontation, Dominique Strauss-Kahn a déclaré qu’«il a oublié» ou «que ce sont des faits imaginaires», selon elle.

«Je ne peux pas croire que toutes les incohérences que j’ai soulevées ne provoquent pas la suspicion du parquet», a-t-elle déclaré. Réagissant à l’évocation par la défense de DSK de son immunité diplomatique dans la procédure civile toujours en cours aux Etats-Unis, la romancière s’est interrogée : «Ça veut direquoi l’immunité diplomatique? Ça veut dire que quand on a l’immunité diplomatique on a le droit d’agresser les femmes, de tenter de les violer ?»

D’après ses avocats, «M. Dominique Strauss-Kahn maintient intégralement ce qu’il a dit au sujet du rapport du procureur américain qui conclut à l’abandon des poursuites pour des raisons de fond et rappelle qu’il n’a évoqué son immunité qu’à l’issue de la procédure pénale et dans le seul cadre de la procédure financière engagée à New York«.

Dans sa confession télévisée, le 18 septembre, également sur la chaîne TF1, DSK avait affirmé qu’«aucune violence» n’avait été exercée sur Tristane Banon lors de leur rencontre en 2003. Tristane Banon avait porté plainte contre DSK début juillet. C’est à ce moment-là qu’étaient apparus à New York les premiers doutes quant à la crédibilité de la femme de chambre qui accusait celui qui était encore patron du FMI d’avoir tenté de la violer dans un hôtel de Manhattan en mai.

Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, libéré de toute poursuite au pénal aux Etats-Unis après l’abandon de toutes les charges par le procureur de Manhattan, y reste confronté à une procédure civile.

Le Monde & AFP

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