Mauvaise gouvernance au ministère de la Microfinance : GUERRE OUVERTE ENTRE RECKYA MADOUGOU ET REBECCA DOSSOU-GBETE ?

Hier dimanche matin au cours de l’émission ‘’Débats Actuels’’ sur Golfe TV, les téléspectateurs ont assisté à une scène hors du commun. A peine les téléspectateurs ont commencé par se manifester que la directrice du FNPEEJ se lève et refuse toute intervention en direct. Plus tard on apprendra que ce fut la condition sine qua non pour qu’elle participe à l’émission. Bizarre.

Pour une première fois, un invité de cette émission interactive de grande écoute et au cours de laquelle les auditeurs et téléspectateurs interviennent, a dû s’interrompre sur le départ en direct de l’invitée du jour. Tout le monde fut médusé devant le triste spectacle qui n’a pas son égal. Sans aucun égard pour des milliers de personnes qui suivaient cette émission, dame DOSSOU-GBETE se leva. Quelques minutes plus tard, l’un des animateurs viendra présenter les excuses de la chaîne aux amoureux et fidèles de cette émission phare. Comme toute explication, le co-présentateur de l’émission dira simplement que ce fut la condition acceptée par la chaîne pour que dame Rébecca DOSSOU-GBETE participe à l’émission. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, le ministre de tutelle du FNPEEJ serait intervenue et aurait mis la pression pour que les téléspectateurs et auditeurs puissent poser leurs questions, comme d’habitude, à la directrice du FNPEEJ. Aussitôt le premier appel et puis dame DOSSOU-GBETE se lève laissant tous les documents qu’elle avait apportés.

Mais que se passe-t-il alors réellement entre dame DOSSOU-GBETE et Réckya MADOUGOU, doit–on se demander. Selon toutes vraisemblances, le climat de travail entre les deux dames serait pourri et tellement détérioré depuis les tractations qui ont abouti à la formation de l’actuelle équipe gouvernementale « dirigée » par un Premier ministre non reconnu par la Constitution, Pascal Irenée KOUPAKI. Beaucoup de spécialistes seraient parvenus à la conclusion que Réckya MADOUGOU ne pourrait pas diriger Rébecca DOSSOU-GBETE car en matière de microfinance, cette dernière est dans son marigot. En termes clairs, elle sait de quoi elle parle contrairement à son ministre de tutelle. Tous ceux qui sont proches du dossier confient que Réckya MADOUGOU aura tout le mal de ce monde à s’imposer, tellement dame DOSSOU-GBETE ne sait pas faire dans la confusion. La preuve de cette guerre serait la gestion scabreuse des milliards de francs CFA cédés comme un héritage familial à des jeunes sans expériences et selon des critères donnant l’impression que les fonds publics sont gérés selon une autre méthode sous la Refondation. On se rappelle que 487 jeunes sur 600 officiellement déclarés  comme bénéficiaires du fonds n’ont pu rembourser les fonds mis à leur disposition. Il en résulte donc que nous sommes face à un taux d’impayés d’environ 81,16%. Comment remettre des fonds publics de cette envergure à des individus sans expériences et n’ayant pour la plupart aucun projet vraiment digne de confiance ? Beaucoup de compatriotes n’hésitent plus à parler de marché de dupe. Mais alors qui du ministre ou de la directrice a pris la détestable décision de publier les noms et les coordonnées des jeunes bénéficiaires du FNPEEJ ?

La médiation de YAYI vivement attendue

D’après plusieurs informations, en lieu et place de jeunes en quête d’emploi ou de création d’emplois, on notera parmi ces heureux bénéficiaires de ce fonds des agents contractuels de l’Etat. Et ils sont nombreux ces personnes qui avaient déjà un emploi et qui ont pu encore profiter de ce fonds destiné aux jeunes sans emploi. D’ailleurs, l’argument selon lequel ce sont les ex-employés de l’entreprise ‘’Défi Emploi Jeune’’ dirigée par Wilfried, un des nombreux fils du président Mathieu KERKOU, qui devraient être prioritaires ne convainc personne. On constate simplement que c’est une opportunité offerte à ceux qui avaient en charge la distribution de ces fonds colossaux de lubrifier certains circuits politiques. Effectivement, depuis que le FNPEEJ a commencé par distribuer ces fonds, une nouvelle classe de nouveaux riches est apparue. Pour l’immense majorité de ces bénéficiaires, on dénombre curieusement beaucoup de militants d’une famille politique qui avait le don de prédire des résultats des élections présidentielles de 2011, dix mois à l’avance. Cela laisse à réfléchir et permet de se poser la question légitime de savoir si le gouvernement de la Refondation a réellement les moyens de faire rendre gorge à tous ces militants politiques. Et justement parmi ces débiteurs d’un genre particulier, beaucoup continuent de croire qu’il sera difficile qu’on leur tienne rigueur après leur avoir donné les « moyens » de bien préparer les campagnes électorales.

Dans ces conditions, il est peu probable que le taux de recouvrement final soit ce à quoi on pourrait logiquement s’attendre. Tout ce qu’on retient de la gestion de ce premier volet du FNPEEJ est que des jeunes ont été manipulés puis jetés en pâture. Aujourd’hui, pour avoir accepté un marché de dupes, des jeunes ont retrouvé leur noms et adresses publiés dans la presse écrite contre toute déontologie en matière de finance ou de micro finance. A l’étape où se trouve se dossier qui n’honore ni le Changement encore moins la Refondation, il est nécessaire que le président de la République, le Dr en économie Boni YAYI intervienne pour régler le conflit entre les deux dames. Que pour une fois, le principe de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » soit expérimenté pour voir si tous les désordres observés au FNPEEJ jusqu’à présent seront de retour. Affaire à suivre

Claudine DEGLA

Publié sur lautrefraternite.com, 03.10.2011

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