Assassinat de dame Clotilde Ayaba Capo-Chichi Gbaguidi : Trois auteurs présumés arrêtés, le fils commanditaire en liberté.

Le puzzle a fini par se reconstituer autour du drame survenu au quartier Akogbato (Fidjrossè, Cotonou), dans la nuit du 1er au 2 août dernier. L’ouverture de l’enquête diligentée et la perspicacité des éléments de la police nationale au sujet de l’affaire permettent d’élucider les circonstances de la mort atroce de dame Clotilde Ayaba Capo-Chichi, épouse Gbaguidi.

Selon des informations de sources policières, vérifiées auprès des services judiciaires chargés de l’enquête, l’étau s’est resserré autour de trois individus, présumés auteurs du retentissant assassinat de dame Capo-Chichi épouse Gbaguidi. Ces derniers sont, depuis peu, sous les verrous. Une quatrième personne, le commanditaire et fils de la victime, serait lui, pour l’instant encore, libre de ses mouvements. Il reste cependant sous étroite surveillance. Sa situation s’expliquerait par le refus de son père de le voir aux mains de la justice pour y répondre des actes qui lui sont imputés afin d’en payer, le cas échéant, pour les effets.

Des aveux recueillis chez les mis en cause, les mêmes sources rapportent que c’est l’un des fils de la victime aidé de son oncle – jeune frère de dame Capo-Chichi Gbaguidi- qui aurait commis les services de quelques individus leur demandant d’aller opérer à leur domicile. Ils avaient pour mission de lui récupérer une importante somme d’argent dont il était au parfum de la présence. Précisément dans la chambre à coucher du patron des lieux -son père- absent et parti en mission professionnelle au Maroc. D’après la relation des faits, l’opération n’était pas conçue, au départ, pour entrainer mort d’homme. Aucun des auteurs de l’assassinat n’avait non plus prévu que dame Clotilde Capo-Chichi Gbaguidi irait dormir dans ladite chambre à coucher pour vouloir être l’empêcheur de tourner en rond. Son fils, qui s’était contenté comme promis, de faciliter l’accès des lieux aux exécuteurs de la funeste besogne, se serait tout tranquillement retiré dans son lit, à lui, attendant que les «tueurs à gage» qu’il a recrutés et qui s’ignorent lui donnent satisfaction.

Malheureusement, une fois introduits dans la chambre visée où se trouverait le butin, les assassins se heurtent à la présence de dame Clotilde Capo-Chichi Gbaguidi qui en aurait reconnu parmi eux. Et la dame se serait exclamée en direction de l’un d’eux: «Toi, tu ne vas pas me faire çà!». Et pour, semble-t-il, échapper à la dénonciation de leur victime, nos assaillants lui assènent des coups de marteau –principale arme utilisée- jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Lancés aux trousses des auteurs du crime, les enquêteurs découvrent que l’enfant commanditaire, dans un appel téléphonique de lamentations à ses commettants auteurs du drame, se défendait de ne leur avoir jamais demandé d’abattre sa maman. En possession de cet indice probant, les enquêteurs vont à l’assaut de trois personnes (dont le jeune frère de la dame). Reconnues, auteurs présumés du crime, elles passent aux aveux, pour décrire détail après détail, le mode opératoire de leur forfait. Leur commanditaire, lui, serait toujours en liberté tandis que sa feue maman venait d’être conduite à sa dernière demeure, il y a deux semaines, pour le repos de son âme, dans leur village natal Savalou, situé à près de 250 km au nord de Cotonou.

Emmanuel Tachin, in Quotidien Nouvelle Tribune.info

Cette entrée a été publiée dans Actualités, Faits Divers, Société. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Réagir