Marché Dantokpa : Les taxi moto défient le commissaire

Les conducteurs de taxi moto communément appelé »zémidjanman» souffre devant les opérations du commissariat spécial de Dantokpa. Hier, une opération de ce commissariat s’est soldée par l’arrêt de plus d’une centaine de motos que les conducteurs de taxi moto déplorent et crient le ras-le-bol du commissaire.

Hier, matin, plusieurs conducteurs de taxi moto ont été arrêtés à la hauteur de l’immeuble en face de la gare routière de Dantokpa. Ces derniers font croire que le commissaire Nazaire Hounnoukpè et ses éléments, ne veulent pas les laisser exercer leur métier dans la quiétude. Ils ont expliqué qu’hier aucune chance n’a été laissée aux »zémidjanman» qui ont emprunté ce tronçon d’opération de ces agents de police. Selon leur déclaration, les policiers s’habillent en tenue civile et les arrêtent comme un client puis leur prennent leur motos sans leur signifié l’inflation commise. Plus loin, ils ont fait croire que souvent les victimes des opérations du genre paient 14.000 ou parfois 18.000 avant de retirer leur moto alors qu’ils ont toutes les pièces possibles. Approché, le commissaire spécial de Dantokpa, Nazaire Hounnoukpè explique que l’opération d’hier est une opération spéciale qui est menée pour permettre aux conducteurs de taxi moto de se conformer aux textes. Il a indiqué que ces agents arrêtent les zémidjanman pour embrassement de voie ou défaut du numéro d’enregistrement. Pour cette opération, les conducteurs de taxi moto ont été arrêtés pour embrassement de voie, a-t-il dit. Pour lui, cette opération se veut amener les zémidjanman à rester sur les parcs. Poursuit-il, l’expérience a indiqué que les braqueurs s’infiltrent dans les conducteurs de taxi-moto. En ce qui concerne les frais, le commissaire a fait savoir que pour les motos arrêtées pour défaut de numéro d’enregistrement, le commissariat prend comme pénalité 10.000 et 6.000 pour embrassement de voie. Les frais de fourrière sont à 2.000 par jour et par moto, a-t-il ajouté. Il a ensuite avoué que les sommes sont prises contre reçu et sont versées au trésor public. Il a même déploré le danger que courent les conducteurs de taxi moto car dit-il, ils ne portent pas de casques et n’ont aucune notion du code de route. Il s’insurge contre le fait que certains des zémidjanman indélicats s’en prennent aux policiers et disent que le chef de l’Etat a déjà interdit de les arrêtés alors qu’ils ne sont couvert d’aucun humilité, a indiqué le commissaire. Par ailleurs, il faut retenir que les propos du président de la République lors de sa dernière rencontre avec les conducteurs de taxi moto font acharner ces conducteurs contre les policiers.

Gilles Gnimadi, in Quotidien ADJINAKOU
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