Les retraités de 2010 sans pension depuis 1 an

Le constat est amer mais vrai. Les enseignants de la promotion 2010 admis à faire valoir leur droit à la retraite sont sans salaire depuis 13 mois. Une situation qui perdure sur le plan national. Mais déjà dans les départements du Mono Couffo, des fuites annoncent une probable hausse de ton dans les tous prochains jours.

Les dernières négociations du gouvernement avec les centrales syndicales de tous les ordres ont-elles tenu compte des corrections nécessaires au traitement du dossier des enseignants admis à la retraite ? Ces corrections exigent l’accélération dans l’étude afin d’éviter que ces dossiers ne s’éternisent dans les tiroirs des ministères en charge de son étude. On se demande alors ce que devient le fonctionnaire d’Etat admis à faire valoir ses droits à la retraite ; ou plus précisément les acteurs du monde éducatif. Le sujet fait surface dans les rencontres des enseignants. De source fiable du collectif des enseignants du premier degré de la promotion 2010 du Mono Couffo admis à la retraite, il ya plus d’un an que ces enseignants retraités sont sans pension et commencent à se lasser de la routine. Douze mois et plusieurs jours sans la moindre pension, voilà une situation qui ne semble pas vraiment être du goût de ses derniers. Ils estiment que si le gouvernement ne prend pas immédiatement la mesure de la situation, ils pourraient donner de la voix dans un mouvement musclé. Mouvement qui obtiendra à coup sûr le soutien de leurs collègues en fonction. Les retraités disent par ailleurs devoir leur cauchemar au bureau 219 du ministère des finances qui gardent depuis lors leurs dossiers en mode de veille. Une situation qui, il faut le rappeler, crée d’énormes difficultés dans le nouveau train de vie des retraités. Des charges familiales sont alourdies, des problèmes de santé à régler et par-dessus tout la nouvelle rentrée scolaire et ses contraintes. Tout compte fait, l’enjeu est de taille pour que le gouvernement joue une partie de sourde oreille. Ceci va naturellement du respect des promesses de la prospérité partagée à l’ère de la refondation.

Aristide Fassinou Hounkpevi
(correspondant Mono-Couffo)
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