Naturalisation française : Des critères renforcés

La France a décidé de durcir les critères pour la naturalisation. Désormais, il faudra une meilleure maîtrise de la langue et une connaissance de son histoire.

C’est un sujet qui divise les hommes politiques et les partis. La question de la naturalisation n’est pas simple et reste l’une des plus importantes en matière d’immigration. Depuis quelques années, les mesures sont en constante évolution. La dernière en date, la France va exiger à partir de 2012 une meilleure maîtrise de sa langue et une plus grande connaissance de son histoire et de sa culture par les candidats à la naturalisation.

« Quand on est Français il faut qu’on soit intégré dans la nationalité, dans la culture de notre pays, qu’on respecte ses valeurs », a observé le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, en visitant mercredi après-midi le service des nationalités de la préfecture de police de Paris où sont organisées chaque semaine deux cérémonies de remise de décrets de naturalisation. Auparavant, le ministre s’est rendu à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP) qui dispense des cours de français et délivre un diplôme reconnu par l’Etat. Chaque année, la France accorde sa nationalité à plus de 100.000 étrangers.

«Respecter les valeurs de la République»

Deux décrets et un arrêté parus mercredi au Journal officiel (JO) renforcent le contrôle du niveau de français exigé des candidats à la nationalité française, qui devront comprendre le « langage nécessaire à la gestion de la vie quotidienne » et produire diplôme ou attestation. Ces nouvelles dispositions concernent les « étrangers demandant l’acquisition de la nationalité française » par « naturalisation » ou « mariage » avec un Français, selon les textes. Claude Guéant qui milite pour une réduction de l’immigration légale a souligné que ces exigences avaient pour objectif des « naturalisations réussies » et non de juguler le nombre de candidats à la nationalité française. « L’objectif est de faire en sorte que ceux qui entrent dans la nationalité française y entrent en respectant les valeurs de la République » et « il est tout à fait normal qu’un Français parle le français » a insisté le ministre.

« Le nombre de naturalisés ne va pas baisser significativement en raison de cette exigence » confirme le président de l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), Arno Klarsfeld sur BFM TV. « C’est un message qui est adressé : vous venez en France, essayez de vous intégrer, essayez de parler au mieux le français, c’est le minimum qu’on peut demander. La France est généreuse, vous paie les cours de français, alors au moins ayez quand même la décence se faire des efforts. Voilà, ça n’est pas compliqué », a plaidé l’avocat en rappelant qu’il était lui-même fils d’un Roumain et d’une Allemande.

Si à droite, cette nouvelle exigence semble bien acceptée, à gauche des voix se sont déjà élevées pour critiquer son application.

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