Défections au sein de « l’Union fait la Nation » : Arimi Choubadé souligne les faiblesses de l’espace politique national

Les derniers départs enregistrés par l’Union fait la Nation (« Un ») étaient au cœur de l’émission « Cartes sur table » de la radio Océan Fm qui a reçu comme invité, le dimanche 16 octobre 2011, le Directeur de publication du quotidien « Le Nokoué », Arimi Choubadé.

Les départs avérés ou toujours annoncés dans la plus grande alliance de l’opposition n’étonnent guère le journaliste chroniqueur, Arimi Choubadé. Hier, sur Océan Fm, il a montré au micro de Virgile Ahouansè que, compte tenu des modalités de fonctionnement de l’espace politique national, le Bénin ne pouvait éviter une telle situation. « Je me demande comment l’Union fait la Nation peut se maintenir. On ne fait pas une démocratie sans partis politiques. Au Bénin, ce (les partis, Ndlr) sont des propriétés privées. Le système est ainsi fait. L’Etat n’a aucune responsabilité vis-à-vis des partis politiques qui se gèrent comme une épicerie », a-t-il déclaré. A ses dires, les défections dans l’Union sont prévisibles et elles devraient se réaliser même si l’opposition gagnait la présidentielle de 2011. Pour cause, le Directeur de publication du quotidien « Le Nokoué » soulignera que les règlements financiers constituent de réels problèmes à l’« Un ». « Les histoires de défection comme celle d’Edmond Agoua, on va en entendre parler tous les jours. Et ce sera ainsi, si on ne régule pas le fonctionnement des partis politiques », a-t-il ajouté. Il a proposé que l’on procède à la révision du statut des partis politiques et à la mise en place d’un mécanisme efficace de financement public. Arimi Choubadé qui est aussi l’auteur du livre « Réponse béninoise au défi de l’alternance politique en Afrique, L’Union fait la Nation » a par ailleurs martelé que le risque que court le Bénin en laissant évoluer son champ politique sans boussole est très grand. « L’argent des organisations criminelles prendra en otage la classe politique, si on continue à ignorer les financements publics », a-t-il enfin prévenu.

Allégresse Sassé

Cette entrée a été publiée dans Actualités, Politique. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Réagir