Le propriétaire surprend un voleur de poulets : En recherchant le cambrioleur de son véhicule

Un voleur de poulets a essuyé hier la colère d’un propriétaire dont le véhicule a été cambriolé dans la nuit du mercredi à jeudi dernier. Abou, le voleur surpris avec quatre poulets, a frôlé les affres de la vindicte populaire à Missèkplé dans le 10ème arrondissement de Cotonou.

Dans la nuit du mercredi 19 à jeudi 20 octobre, un véhicule de marque Golf en stationnement devant une maison au quartier Missèkplé à Cotonou, a reçu la visite des malfrats qui ont brisé l’une de ses vitres afin d’emporter les objets qui s’y trouvaient. C’est le constat fait par le propriétaire du véhicule, M. P au petit matin du jeudi dernier. Dans la foulée, il a remarqué qu’en plus de la vitre cassée, les bandits ont emporté un poste radio numérique, les antibrouillards et les deux clignotants avant. Dès lors, M. P. a entrepris de faire des rounds dans le quartier pour inspecter certains milieux suspects. C’est à son retour vers 8 h qu’il a interpellé le sieur qui venait dans sa direction avec un sac de jute dont il ignore le contenu. Au cours des échanges, M. P. constate que son interlocuteur n’était pas constant dans ses déclarations. Abou aurait dit dans un premier temps qu’il était allé chercher des feuilles à brouter pour ses animaux et qu’il revenait de Zongo dans le 5ème arrondissement de Cotonou. Assommé de questions, puisque M.P. a été, à un moment donné appuyé par un voisin, Abou a fini par avouer qu’il avait dans le sac quatre poulets qu’il a dérobés.

Mais dès lors que des contradictions étaient décelées dans les déclarations de Abou, ses interlocuteurs lui assénaient des coups. Quelques riverains se sont assemblés avec des passants et faisaient leurs commentaires. Certains parmi ces derniers demandaient que cet individu soit brûlé. Mais, avec les conseils de quelques sages qui se sont interposés, Abou a retrouvé sa liberté et est rentré chez lui. Cependant, il n’oubliera pas d’avoir passé une mauvaise matinée ce jeudi.

Fulbert FAVI, Quotidien Le Matin

Cette entrée a été publiée dans A-La-Une, Société. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Réagir