Les candidats à l’investiture républicaine débattent de politique étrangère

Newt Gingrich, le plus récent candidat à s’être hissé au sommet de la course présidentielle républicaine, a affirmé que les États-Unis et leurs alliés pourraient « briser l’Iran en un an », au cours d’un débat, mardi soir, durant lequel lui et ses rivaux tentaient de démontrer leurs qualités en matière de politique étrangère et de sécurité nationale.

M. Gingrich, président de la Chambre des représentants durant les années 90, a déclaré que la fin de la vente d’essence à l’Iran et le sabotage de ses raffineries mèneraient à la chute du gouvernement iranien, et à la fin de ses ambitions nucléaires.

Il a ajouté qu’il bombarderait l’Iran seulement en dernier recours, avec l’objectif de faire tomber le gouvernement.

Il s’agissait du deuxième débat en moins de deux semaines à se pencher sur les affaires étrangères, au fil d’une course largement axée sur les dossiers intérieurs. Les républicains voient le piètre état de l’économie américaine comme la plus grande faiblesse du président Barack Obama.

Ce débat a été tenu à six semaines des caucus de l’Iowa, première étape menant à la nomination des candidats à la présidence. Les rivaux républicains espéraient utiliser ce débat pour bâtir ou, dans le cas de MM. Gingrich et de Mitt Romney, maintenir leur impulsion.

Les candidats ont notamment débattu sur la latitude à accorder au gouvernement en matière de liberté individuelle, afin de prévenir des attaques terroristes.

M. Gingrich a appuyé la Patriot Act, une loi antiterroriste adoptée après les attaques du 11 septembre 2001 et qui a fait l’objet de critiques de la part des défenseurs des libertés civiles.

Mais le représentant Ron Paul a averti que la loi était antipatriotique, car elle mine les libertés de la population.

M. Paul a divergé de la plupart des autres candidats avec ses opinions non seulement sur la Patriot Act, mais aussi sur ses demandes pour couper le soutien à Israël, retirer des troupes de l’Afghanistan et décriminaliser la drogue.

Ses vues libertariennes lui ont permis de compter sur un solide noyau de partisans, mais il a été jusqu’à maintenant incapable de se hisser parmi le premier tiers des candidats.

M. Romney, l’ancien gouverneur du Massachusetts, a mené la course pendant une grande partie de l’année, mais sans pour autant porter ses appuis au-delà de la barre des 25 %. Pendant ce temps, une série de rivaux ont grimpé au sommet avant de glisser dans les sondages. C’est notamment le cas de la représentante Michele Bachmann, du gouverneur du Texas Rick Perry et de l’homme d’affaires Herman Cain.

M. Gingrich se maintient près du sommet dans les sondages, dorénavant, mais les observateurs ignorent s’il pourra y demeurer. Au-delà des questions reliées à ses divorces, affaires extraconjugales et relations d’affaires, les opinions qu’il a déjà exprimées sur des sujets tels les changements climatiques pourraient paraître trop modérées aux yeux de certains conservateurs.

Mis à part Jon Huntsman, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Chine sous Barack Obama, et dont les chances d’obtenir la nomination républicaine sont fort minces, les candidats en lice manquent généralement de connaissances en matière d’affaires étrangères, une situation susceptible de mener à de sérieuses bourdes.

Associated Press

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