Carlton, Sofitel, Banon : ce qui attend encore DSK

Après 32 heures de garde à vue dans le cadre de l’enquête du Carlton de Lille, DSK est ressorti libre de son audition. Mais pas pour longtemps: il est reconvoqué devant les juges le 28 mars en vue d’être mis en examen. L’Express fait le point sur toutes les procédures en cours.

Depuis quelques mois, la justice est la nouvelle compagne de DSK. Après l’abandon des poursuites pour crimes sexuels dans l’affaire du Sofitel de New York, puis des accusations de tentative de viol de la romancière Tristane Banon, l’ancien patron du FMI est rattrapé par le Carlton. L’Express fait le point.

L’affaire du Carlton de Lille

Libre, mais pas pour longtemps. Après 32 heures de garde à vue dans le cadre de l’enquête dans l’affaire sur le Carlton de Lille, l’ancien directeur du FMI est ressorti libre… mais seulement jusqu’au 28 mars. Il devra ce jour-là se rendre à nouveau devant les juges pour être mis en examen pour «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et «recel d’abus de biens sociaux».

Au cours de sa garde à vue, DSK a été interrogé au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et Washington, afin de déterminer s’il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées et s’il connaissait la provenance des fonds qui servaient à financer ces parties fines. La complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée et le recel d’abus de biens sociaux sont punis d’une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle et cinq ans d’emprisonnement.

L’affaire du Sofitel de New-York

Autre hôtel, autre affaire. Le 14 mai 2011, Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du FMI et favori des socialistes pour la présidentielle de 2012, est arrêté à New York pour agression sexuelle sur une employée de l’hôtel Sofitel à Manhattan, dans la désormais célèbre suite 2806.

>>Début de la procédure civile le 15 mars

Quelques jours avant sa mise en examen française, l’ancien directeur du FMI aura un nouveau rendez-vous avec la justice, mais américaine cette fois. Il est convoqué le 15 mars devant le tribunal de New York dans la procédure civile qui l’oppose à Nafissatou Diallo. La femme de chambre qui accuse DSK d’agressions sexuelles réclame des dommages et intérêts. Il pourrait bien avoir lors de ce nouveau procès à donner de plus amples détails sur ce qu’il s’est réellement passé dans la suite 2806.

Et ce, malgré la demande de classement déposée par l’avocat de DSK en septembre dernier. Au coeur du problème: l’immunité judiciaire concernant toute procédure civile dont aurait bénéficié l’ancien directeur général du FMI au moment où la plainte a été déposée le 8 août.

>> La procédure pénale abandonnée

Cette procédure civile a été menée parallèlement à l’enquête pénale. Le 23 août, le procureur Cyrus Vance, dont le dossier contre DSK souffrait de lacunes, a demandé l’abandon des charges. Cinq jours plus tard, le juge Michael Obus décide l’abandon des charges contre DSK en raison du «manque de crédibilité du principal témoin», Nafissatou Diallo. Ce qui ne signifie donc pas qu’il est ressorti blanchi de la procédure pénale, simplement que les charges n’ont pas été retenues.

L’affaire Tristane Banon

Les faits remontent à 2003. Une «tentative de viol», selon Tristane Banon, qui dépose plainte le 4 juillet 2011. La semaine suivante, DSK riposte en portant plainte pour «dénonciation calomnieuse». Il finira par admettreavoir essayé de l’embrasser.

Mais le 13 octobre, jour de la sortie ……………

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