Rumeurs sur l’état de santé d’Ahmed Ben Bella

Âgé de 96 ans, l’ancien président algérien est sorti de l’hôpital en bonne santé, annonce sa fille jeudi soir. Plus tôt, une source expliquait qu’il était maintenu artificiellement en vie dans un hôpital militaire de la banlieue d’Alger.

Ahmed Ben Bella est-il mort? La rumeur qui court la capitale algérienne depuis quelques jours, reprise par les réseaux sociaux, a été démentie une première fois mercredi soir par l’APS, l’agence de presse officielle. Selon un proche de l’ancien président, «il a été effectivement admis à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja (dans la banlieue d’Alger) à la suite d’un malaise, mais il va mieux».

Jeudi 22 février au matin, c’est El Watanquotidien indépendant, qui a annoncé le décès du premier président algérien, en citant un neveu de M. Ben Bella. Moins d’une heure plus tard, l’APS a publié un nouveau démenti: «La nouvelle de sa mort est fausse. M. Ben Bella est toujours en vie, sous observation médicale à l’hôpital après avoir été évacué dans la nuit de mardi à mercredi».

Jeudi, dans la soirée, la fille de l’ancien président algérien, Mahdia Ben Bella, affirmait que son père était «à la maison et en bonne santé». Elle a par ailleurs jugé «scandaleuses» les rumeurs et annonces du décès d’Ahmed Ben Bella publiées par la presse.

«Raison d’État»

Âgé de 96 ans, l’ex-président Ben Bella est hospitalisé depuis janvier pour des troubles respiratoires. Selon une source proche de la présidence de la République qui a requis l’anonymat, il est «pratiquement mort, mais il est maintenu artificiellement en vie; les autorités attendent le moment adéquat pour annoncer officiellement son décès».

Une hypothèse d’autant plus crédible que ce «scénario» serait dicté par «une raison d’État». Le président Bouteflika s’apprête en effet à prononcer jeudi soir un «important discours», avant de recevoir, samedi, Hillary Clinton.

La secrétaire d’État américaine entame vendredi, à Tunis, une tournée maghrébine qui s’achèvera dimanche au Maroc. Un agenda politique prévu depuis longtemps, que l’annonce de la mort de Ben Bella risquait de reléguer au second plan.

 Arezki Ait-Larbi (Le Figaro)

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