La sécurité au coeur de la visite d’Hillary Clinton au Maroc

La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton était au Maroc le dimanche 26 février pour la dernière visite de sa tournée maghrebine. Elle a rencontré son homologue afin d’évoquer la situation sécuritaire au Sahel.

Des « importants progrès sur la voie de la démocratie ». C’est en ces termes que la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a décrit la situation au Marocalors qu’elle effectue actuellement une tournée au Maghreb.

En visite à Rabat – dernière étape de son circuit – dimanche 26 février, l’américaine a salué la nouvelle Constitution impulsée par le roi Mohammed VI et adoptée en juillet dernier, et les législatives qui ont suivi en novembre dernier, donnant les islamistes vainqueurs.

Le Maroc est « un très bon modèle pour d’autres pays », a expliqué la secrétaire d’État américaine lors d’une conférence de presse avec son homologue marocain Saad Eddine Othmani. « Beaucoup de choses ont changé depuis ma dernière visite au Maroc » sauf « notre engagement dans notre amitié » envers ce pays, s’est-elle réjouie.

Quant au ministre marocain des Affaires étrangères, il a décrit la visite de Hillary Clinton comme « une occasion pour le renforcement des relation au niveau sécuritaire ». « Il y a un nouveau contexte et des menaces réelles auxquelles nous devons faire face », s’est-il expliqué. Ce « nouveau contexte » concerne la situation au Sahel, région devenue une arrière-base abritant des terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). « Nous avons beaucoup discuté de la question sécuritaire, notamment au Sahel. Nous voulons élargir cette coopération à d’autres pays de la région », a encore dit Hillary Clinton.

C’était la première fois que l’américaine rencontrait officiellement un membre du gouvernement d’Abdelilah Benkirane, entré en fonction début janvier. Hillary Clinton a également rencontré un conseiller du roi Mohammed VI, Taïb Fassi Fihri. Alors qu’elle devait aussi s’entretenir avec des membres de la société civile marocaine afin d’évoquer des sujets concernant les droits de l’homme, la rencontre a été annulée pour des raisons inconnues.

L’ONG Human Rights Watch a profité de sa visite pour interpeller la ministre, lui demandant d’exhorter le Premier ministre à réviser certaines lois qui entravent la liberté d’expression au Maroc.

La secrétaire d’État « devrait presser les autorités à réviser les lois et les pratiques toujours en cours pour les mettre en harmonie avec la constitution », avait écrit Sarah Leah Whitson, directrice de l’ONG pour le Moyen Orient et l’Afrique du nord.

Dans le viseur de l’association : des articles de loi prévoyant des peines de cinq ans de prison des propos jugés offensants concernant la religion musulmane, la monarchie et l’intégrité territoriale.

Jeune Afrique

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