Sarkozy promet des « propositions » pour Florange et La Réunion

Nicolas Sarkozy a promis lundi sur RTL qu’il ferait des propositions pour La Réunion, théâtre de violences urbaines provoquées par le coût de la vie, et le site industriel de Florange, menacé de fermeture.

«J’aurai l’occasion d’aller à l’île de la Réunion au mois d’avril. Je ferai d’autres propositions car je ne crois qu’à une seule chose, au développement économique de cette île, un développement économique endogène», a déclaré le président et candidat.

M. Sarkozy devrait également faire «des propositions très précises» «dans les prochains jours» sur l’usine ArcelorMittal de Florange – où s’était rendu le candidat PS vendredi – estimant que «le haut-fourneau doit pouvoir repartir au 2e semestre de cette année». Par ailleurs, Florange pourrait devenir un site «extrêmement moderne» avec le projet Ulcos (projet européen de captage-stockage de CO2, ndlr) que l’Etat est prêt à soutenir en mettant 150 millions d’euros dans le cadre du Grand Emprunt, a-t-il aussi expliqué.

«Je parlerai en fin de semaine avec le président de la Commission européenne» de ce sujet sur lequel «nous sommes en concurrence avec d’autres projets en Europe», a annoncé M. Sarkozy. «La décision sera prise par la Commission européenne à la suite d’un appel d’offres (…) à la fin de cette année» et «je ne peux pas dépenser cet argent avant que l’Europe nous ait choisi pour faire ce projet», a-t-il justifié.

Le projet Ulcos («Ultra low carbon dioxide (CO2) steelmaking») est un consortium de 48 entreprises et organisations de 15 pays européens coopérant pour réduire de manière drastique les émissions de dioxyde de carbone liées à la production d’acier.

Sarkozy s’en prend aux propositions d’Hollande

Sur le terrain politique, interrogé sur une proximité avec des dirigeants du CAC 40, le chef de l’Etat, candidat à sa propre succession, a parlé de liens de François Hollande avec des grands patrons. «C’est moi qui suis l’ami de M. Bergé, propriétaire du (journal Le) Monde, financier revendiqué de François Hollande, de M. Pigasse (ndlr, Mathieu Pigasse, de la banque Lazard) richissime, mettant l’ensemble de ses moyens au service de M. Strauss Kahn d’abord, puis de M. Hollande?», a-t-il interrogé. «Est-ce moi qui travaille dans le groupe de M. Bolloré? Personne n’a d’émission dans le groupe Bolloré?», a-t-il insisté, faisant allusion, sans la nommer, à la journaliste Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, qui anime une émission sur la chaîne Direct 8 (groupe Bolloré).

Par ailleurs, le président-candidat a dénoncé «la démagogie dans ce qu’elle a de plus extravagant» de son adversaire socialiste quand il propose de créer 60.000 postes supplémentaires dans l’Education nationale. «L’école appartient au peuple de France, l’école n’appartient pas aux seuls enseignants, aux seuls représentants des enseignants, l’école appartient à tout le monde et le discours sur l’école doit être un discours général», a-t-il affirmé.

Le candidat UMP s’en est pris à la proposition de M. Hollande visant à bloquer le prix de l’essence. «C’est une plaisanterie», a-t-il raillé rappelant que les prix du pétrole étaient déterminés par «un marché mondial à l’extérieur». Enfin, M. Sarkozy a exclu de soumettre à référendum le traité européen de discipline budgétaire en cours d’adoption, jugeant le sujet trop complexe.

L’Expansion.com

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