[Grève des enseignants] Le premier ministre Pascal Iréné KOUPAKI clarifie la position du gouvernement: Crise dans le secteur de l’éducation

Reçu hier après midi sur la télévision nationale, Pascal Iréné KOUPAKI s’est expliqué sur la pomme de discorde entre le gouvernement et les partenaires sociaux. C’est au sujet du débrayage qui s’observe depuis quelques semaines dans le secteur de l’éducation et qui pourrait conduire à une année blanche.

Les négociations gouvernement centrales syndicales doivent être encouragées pour sortir de cette situation dans laquelle nous sommes. C’est une évidence, mais il faut reconnaitre que les effets de la crise économique mondiale influencent énormément notre pays, a laissé entendre Pascal I.
Ceci est très important et il faut faire comprendre aux enseignants que l’Etat ne peut accéder à toutes leurs revendications, puisqu’ils avaient déjà bénéficié en mars 2010 d’un coefficient de revalorisation salariale de 1,25 et ils ne devraient plus rien demander. Mais dès que les autres travailleurs se sont vus accorder cette mesure, notamment les agents du ministère des finances en avril 2011 et ceux des autres ministères en août 2011, revoilà les enseignants. Aussi, l’Etat doit-il jouer franc jeu avec les syndicalistes, pour leur signifier qu’on ne peut plus continuer dans ce sens, car il urge d’asseoir une politique salariale, a déclaré l’invité du journaliste Ozias Sounouvou. Nous ne pouvons pas vivre au dessus de nos moyens et demander aux partenaires de financer, car dit il, nous sommes contraints par des impératifs financiers. Le gouvernement a expliqué que dans tous les cas de figures, il ne pourra plus faire face à ces dépenses, car si nous dépensons 75f pour les salaires sur les 100f octroyés à ce secteur et 20 francs pour le fonctionnement, il ne reste que 5f pour les autres charges de souveraineté. Le gouvernement observe une pause actuellement et compte bien renouer avec le dialogue, car il s’agit de nos enfants, a reconnu Pascal Iréné KOUPAKI, avant de poursuivre que l’exécutif doit éviter qu’on tourne en rond. Il rappelle qu’en matière d’efforts, il y avait des arriérés salariaux de l’ordre de 180 milliards de francs en 2006 que l’Etat a réussi à éponger. L’espoir est permis, le dégèle de la situation est possible, a martelé KOUPAKI, tout en invitant les syndicalistes à plus de flexibilité et à un devoir patriote.

Bérenger HESSOU (stg Le Matin)

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