Le petit-fils de Mandela ou la fierté africaine

Ndaba Mandela, le petit-fils de Madiba, était de passage en Europe, à Bruxelles et Paris, afin de promouvoir sa fondation Africa Rising, destinée à faire connaître la culture africaine dans le monde. Mais il faudra du temps à ce «petit fils de» pour se faire un nom hors des frontières.

« Je suis africain et j’en suis fier, parce que je sais ce qu’être africain veut dire ». Pour Ndaba Mandela, 29 ans, petit-fils de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, telle devrait être la devise de la jeunesse du continent. De passage à Paris le 29 février, après une escale à Bruxelles, il est venu présenter sa fondation, Africa rising, créée en 2010 et dont le but est de promouvoir une meilleure image de l’Afrique dans le monde.

Positive attitude

« Au fil de mes nombreux voyages, je me suis rendu compte  que les gens avaient une connaissance très limitée et globalement négative de l’Afrique. Je me suis dit qu’il fallait trouver le moyen de mettre en lumière tout ce que notre continent produit de positif et tous les progrès qui y sont accomplis. » En 2010, il lance donc sa fondation avec pour cible prioritaire, les jeunes. Cette année, Africa rising se consacre d’ailleurs en particulier à l’éducation à travers des programmes de lutte contre l’absentéisme, de soutien scolaire, d’aides aux parents en difficulté et de financements d’activités extrascolaires.

S’il a choisi Paris et Bruxelles pour se faire connaître, c’est parce qu’il souhaite « étendre l’action de sa fondation au-delà de l’Afrique anglophone et profiter des réseaux français ou belges pour atteindre des pays comme la République démocratique du Congo, le Gabon ou encore l’Angola » Ndaba, qui veut faire de l’importante diaspora africaine en Europe son alliée, ne cache pas son ambition d’attirer aussi de généreux contributeurs. « Mais nous voulons limiter à 49% les fonds extérieurs, car il faut montrer que les africains sont capables de s’engager et de prendre des initiatives », explique-t-il.

«Voix de la nouvelle génération»

Né en 1982 au cœur du township de Soweto, Nbada a grandi dans la pauvreté jusqu’à la libération de son grand père en 1990. « Nelson Mandela m’a alors pris sous son aile et depuis, je suis toujours resté très proche de lui, » explique le fils de Makgatho Lewanika Mandela, mort du sida en janvier 2005. Pour le jeune homme, être le petit fils du prix Nobel de la paix est à la fois « un honneur et un avantage. Quand je parle c’est toujours comme représentant de ma famille. Je veux être la voix de la nouvelle génération, » explique-t-il avec émotion.

Mais à en juger par le peu de personnes qui se sont déplacés pour sa conférence de presse, il ne suffit pas de s’appeler Mandela pour mobiliser. Pleins de bonnes intentions, Ndaba a encore du chemin à parcourir avant de se faire un prénom hors de son pays natal.

Leïla Slimani (Jeune Afrique)

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