Débuts difficiles pour la PS Vita de Sony

Malgré l’annonce par Sony de 1,2 million de PS Vita installées aux États-Unis et en Europe à l’issue de la première semaine de vente, la nouvelle console de jeux vidéo portable du groupe de Tokyo connaît des débuts décevants. Selon nos informations, elle s’est vendue deux fois moins bien sur le Vieux Continent que la PSP, lors de sa sortie en septembre 2005. Développée sous la direction de Kaz Hirai, qui prendra le 1er avril la tête du groupe japonais, la PS Vita a été écoulée à moins de 250.000 unités en une semaine, en cumul, sur les principaux pays européens. Sur la même période, la PSP avait atteint 600.000 exemplaires. L’essor des smartphones et des tablettes Internet réduit l’attrait de la PS Vita.

En France, avec 42.000 unités vendues sur la première semaine, la nouvelle console portable fait deux fois moins bien que la PSP. Les distributeurs ont été moins bien achalandés qu’en 2005 et aucune rupture de stock n’est notée. En Grande-Bretagne, la situation est plus grave: la PS Vita se traîne autour de 50.000 exemplaires vendus contre 189.000 pour la PSP. En Australie, des grands distributeurs refusent de la proposer.

Pour effacer ce mauvais démarrage, Sony devrait suivre la voie tracée par Nintendo, en 2011, qui n’avait pas rencontré le succès escompté avec sa console portable 3DS, lancée à un tarif trop élevé. Une réduction de prix de la PS Vita, vendue à 250 euros pour la version Wi-Fi et 300 euros pour la 3G, est attendue par des experts. Mais le groupe japonais ne peut pas diminuer ses prix trop vite. Il a engagé des accords de distribution, en Europe, avec Vodafone et, en France, avec SFR, pour la PS Vita dans la version 3G. Enfin, une baisse rapide des prix risque d’être interprétée comme le premier échec de Kaz Hirai, le prochain PDG de Sony.

Marc Cherki (Le Figaro)

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