Francfort – Comme Audi et Mercedes-Benz, le constructeur allemand BMW, numéro un mondial de la voiture haut de gamme, a engrangé en 2011 des bénéfices records de près de 5 milliards d’euros (6,6 milliards $), narguant la morosité en Europe et la crise qui frappe ses concurrents généralistes.

Le constructeur de Munich a enregistré un record de ventes, dont témoigne le chiffre d’affaires en hausse de 13,8% à 68,8 milliards d’euros (90,5 milliards $). En conséquence, il a pu largement augmenter son bénéfice d’exploitation (+56,9% à 8 milliards d’euros) et son bénéfice net (de 51,3% à 4,9 milliards d’euros).

Fort de ces résultats, le bavarois table sur une nouvelle «hausse des ventes» unitaires en 2012.

Dans le détail, la division automobile, qui réunit les marques BMW, Mini et Rolls-Royce, a profité «en particulier d’une hausse de ses ventes et d’une optimisation des coûts», a estimé le groupe bavarois dans un communiqué.

Les services financiers, auxiliaires indispensables des constructeurs haut de gamme puisqu’un grand nombre de voitures sont écoulées au moyen d’un crédit maison accordé au client, se sont également bien comportés chez BMW, avec un résultat de 1,76 milliard d’euros (+46,8%).

Au vu de ces résultats, le groupe bavarois va proposer une hausse de son dividende payé aux actionnaires au titre de 2011, à 2,30 euros par action ordinaire, en hausse d’un euro.

L’automobile, fleuron allemand

Au-delà de Munich, c’est toute l’automobile allemande, symbole de la réussite industrielle du pays à l’exportation qui a engrangé des bénéfices records en 2011. À l’exception notable d’Opel, propriété de l’américain General Motors qui enregistre toujours d’importantes pertes.

Ainsi à Ingolstadt, Audi, poule aux oeufs d’or du groupe Volkswagen, a annoncé début mars un bénéfice d’exploitation de 5,3 milliards d’euros et un bénéfice net de 4,44 milliards d’euros.

La maison-mère a elle publié un bénéfice net astronomique, 15,4 milliards d’euros, toutefois largement dû à des effets exceptionnels.

À Stuttgart, Daimler, maison mère de Mercedes-Benz, a accumulé de son côté 6 milliards d’euros de bénéfice net.

Les salariés ne sont pas laissés pour compte. À part BMW, qui n’a pas encore fait d’annonce en ce sens, les constructeurs viennent d’accorder des primes records à leurs salariés sous convention collective (7500 euros par tête chez Volkswagen, 8251 euros en moyenne chez Audi, ou 4100 euros chez Daimler).

Cette entrée a été publiée dans Actualités, Economie, International, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Réagir