Attentat de Marrakech : peine de mort pour deux des auteurs

En première instance en octobre, le principal accusé avait été condamné à la peine capitale, et son complice à la perpétuité pour cet attentat qui avait fait 17 morts en avril 2011, dont huit Français.
Des peines plus lourdes que celles requises la veille. Deux des auteurs de l’attentat à la bombe dans le café Argana de Marrakech ont été, vendredi, condamnés à mort. Le président du tribunal antiterroriste du Maroc a confirmé en appel la peine capitale prononcée contre Adil Al-Atmani, principal accusé de l’attentat, qui avait tué 17 personnes – dont huit Français – en avril 2011. Il a décerné la même peine à l’encontre de son principal complice Hakim Dah, qui avait, en octobre en première instance, écopé de la perpétuité.La cour a également alourdi la condamnation de six autres accusés à des peines de 6 à 10 ans de prison et confirmé une peine de deux ans de détention pour le neuvième co-accusé. «Ce sont des traîtres car ils n’ont pas dénoncé les deux principaux auteurs de l’attentat alors que leur pays était en danger», a remarqué le procureur. Ces complices, qui étaient au courant du projet d’attentat, avaient été condamnés en première instance à des peines de 2 à 4 ans de prison. Le parquet avait interjeté appel déplorant des sentences «clémentes». Le verdict avait provoqué la colère des familles des victimes, qui criaient au scandale.

«Aucune religion ne tolère cet horrible terrorisme»

Le verdict de vendredi est plus sévère qu’attendu. Le procureur du tribunal avait certes requis mercredi la «confirmation» de la peine de mort visant Adil Al-Atmani mais avait, en revanche, réclamé la prison à vie concernant Hakim Dah. Cependant, ces peines capitales ne satisferont pas les proches des disparus, qui craignent qu’elles ne transforment les terroristes en martyrs. «Je veux qu’Adil Al-Atmani tombe dans l’oubli à éternité et qu’il souffre énormément en prison pour avoir commis un crime collectif contre des gens qui aimaient la vie et l’humanité», avait redit, mercredi, devant la cour Me Frank Berton, un des avocats français des parties civiles. «Aucune religion ne tolère cet horrible terrorisme», a-t-il ajouté.

Mercredi, les accusés ont nié catégoriquement les charges retenues contre eux, les avocats de la partie civile ayant pour leur part qualifié de «lâche» cette attitude. Se disant malades ou maltraités en prison, ils avaient refusé de répondre à la cour. Lors de l’enquête, les principaux accusés avaient avoué «avoir adhéré au courant jihadiste» et «aux idées d’al-Qaida au Maghreb, après leurs séjours en 2005 en Irak, en Syrie, en Tchétchénie, au Mali, en Algérie et en Mauritanie».

lefigaro.fr

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