Suisse : 22 enfants belges meurent dans un accident d’autobus
Une enfant pleure en arrivant à l'école primaire Stekske, que fréquentaient les victimes.

La Belgique et la Suisse sont sous le choc, mercredi, après l’accident d’autobus qui a coûté la vie à 22 enfants de 11 et 12 ans et à six adultes. Le premier ministre belge, Elio Di Rupo, a décrété une journée nationale de deuil.

Le véhicule retournaient en Belgique après un séjour de ski dans le Val d’Anniviers, dans le sud de la Suisse.

Pour une raison encore indéterminée, l’autobus qui transportaient 52 personnes a dévié de sa trajectoire et a percuté la paroi d’un tunnel autoroutier.

Selon les premières indications, l’autobus aurait heurté la bordure droite de la chaussée avant de percuter de plein fouet un mur de béton situé à l’extrémité d’une place de secours.

Les deux chauffeurs de l’autobus sont du nombre des victimes.

Vingt-quatre enfants blessés, dont certains grièvement, ont été transportés par hélicoptère et ambulance dans différents centres hospitaliers. Plusieurs des blessés seraient dans un état grave, selon la vice-première ministre belge, Laurette Onkelinx, qui précise que trois enfants sont dans le coma.

Des personnes ont dû être désincarcérées, l’avant du véhicule ayant été fortement endommagé sous la force de l’impact, « d’une extrême violence », selon la police valaisanne. Le pare-brise avant du véhicule a explosé et le toit de l’autocar a été décollé.

Les secours sont rapidement arrivés sur place. En tout, une quarantaine de policiers, une soixantaine de pompiers, 15 médecins, une quinzaine d’ambulances, huit hélicoptères et plus d’une centaine d’employés des services sanitaires ont été dépêchés sur la scène de l’accident.

Quand nous avons affaire à de jeunes victimes, c’est extrêmement pénible. J’ai vu des collègues qui étaient dans un état incroyable.

— Vincent Favre, de la police cantonale valaisanne

Les policiers disent qu’ils n’écartent aucune hypothèse concernant les causes de l’accident, mais puisque le chauffeur avait pris la route seulement une vingtaine de minutes avant l’accident, l’hypothèse de la fatigue semble peu probable.

« Les caméras du tunnel pourront apporter des renseignements utiles et précieux quant au déroulement de l’accident », a indiqué Vincent Favre, un policier du canton.

L’identification formelle des victimes est en cours. Certains parents savent que leur enfant a survécu, d’autres n’ont toujours aucune nouvelle, a expliqué le porte-parole de la police belge Marc Vranckx.

Les parents de l’école d’Heverlee, l’une des deux écoles que fréquentaient les victimes, ont été prévenus par téléphone de la tragédie en matinée. Certains sont repartis à la maison chercher un bagage pour se rendre à l’aéroport militaire de Melsbroek, près de Bruxelles, où un avion devait les amener en Suisse en milieu de journée.

Les parents retournaient ensuite retrouver le maire de Louvain, Louis Tobback, à l’intérieur de l’école, dont l’accès était interdit à la presse.

Les parents qui savent que leur enfant est vivant sont soulagés, mais pour les autres c’est terrible. Ils sont là, assis à l’intérieur, sans savoir grand-chose.

— Père De Gendt, le curé de l’école d’Heverlee

Dans les deux écoles, celle d’Heverlee et celle de Stekske, des cellules d’accueil ont été mises en place pour soutenir psychologiquement les parents.

Deux autres autobus, qui faisaient partie du convoi, n’ont pas été impliqués dans l’accident et ont pu continuer leur route vers la Belgique.

Le tunnel où l’accident a eu lieu a été fermé dans les deux sens, mais il est à présent rouvert à la circulation.

Une minute de silence a été observée au Parlement belge, mercredi.

« C’est un jour tragique pour toute la Belgique », a déclaré le premier ministre belge, Elio Di Rupo, qui se rendra en Suisse en journée. Bruxelles promet de s’assurer que « les membres des familles des victimes soient correctement informées, dans la plus grande dignité ».

Le président du gouvernement du canton du Valais, Jacques Melly, où est survenu l’accident, a fait part de son « immense tristesse »et de sa « profonde émotion ».

Il s’agit de l’accident le plus grave à survenir en Suisse depuis 1982. Un autobus transportant des touristes allemands avait alors percuté un train, faisant 39 morts.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

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