Obama et Cameron unis sur les dossiers iranien, afghan et syrien

Le président américain Barack Obama a pressé le gouvernement iranien de reprendre les négociations dans le dossier nucléaire, lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec le premier ministre britannique David Cameron à Washington, mercredi, où les deux hommes ont aussi abordé les dossiers afghan et syrien.

La « fenêtre » de la diplomatie est en train de « se rétrécir », a déclaré le président Obama à propos de Téhéran, que les États-Unis et les pays occidentaux soupçonnent de vouloir se doter de l’arme nucléaire, sous couvert d’un programme civil.

Ce message intervient alors que les pays du groupe des 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne) envisagent une reprise des pourparlers, gelés depuis plus d’un an, sur le programme nucléaire iranien.

« Par le passé, l’Iran a eu tendance, au cours de ces négociations, à gagner du temps, à différer, à beaucoup parler pour ne pas vraiment faire avancer les choses », a souligné M. Obama.

« Nous ferons tout pour trouver une issue diplomatique, mais, au final, il faut que nous ayons quelqu’un de l’autre côté de la table [des négociations] qui prend cela au sérieux et j’espère que le régime iranien comprend cela », a-t-il ajouté.

M. Obama a également assuré qu’une nouvelle série de sanctions contre l’Iran commencerait « à faire encore plus ressentir ses effets cet été ».

Le président américain a récemment indiqué qu’il n’excluait pas le recours à la force en dernier ressort, mais il privilégie toujours la voie diplomatique et les sanctions pour dissuader l’Iran d’avancer vers l’arme nucléaire.

La situation afghane

Par ailleurs, Barack Obama a assuré que le calendrier américain de retrait d’Afghanistan ne connaîtrait aucun changement « soudain » dans son exécution malgré de récents incidents impliquant des soldats américains.

Le dossier afghan est devenu encore plus sensible depuis les récentes manifestations antiaméricaines dans le pays suite à l’incinération de Corans et le massacre de 16 civils commis dimanche par un soldat américain.

Selon le président américain, le chef du gouvernement britannique et lui-même ont « réaffirmé [la validité] du plan de transition » qui prévoit « de passer à un rôle de soutien en 2013, avant que les Afghans ne prennent le commandement en 2014 ».

M. Cameron a par ailleurs promis à son hôte et allié que le Royaume-Uni n’abandonnerait pas la partie en Afghanistan. États-Unis et Royaume-Uni sont les deux pays qui comptent le plus de soldats dans le contingent armé de l’OTAN en Afghanistan.

La pression s’accentue sur le régime syrien

Dans le dossier syrien, les deux pays veulent une solution politique et refusent une intervention armée pour mettre fin à la répression du régime de Bachar Al-Assad.

Le premier ministre britannique a estimé que si le président syrien « continuait » dans la répression, il ferait face à une « guerre civile et une révolution ».

Il a ajouté que M. Assad doit se souvenir que la justice internationale a le bras long et beaucoup de mémoire quand il s’agit de violations des droits de la personne.

« Nous devons maintenir la pression maximale pour préparer cette transition et travailler pour atteindre le même objectif, notamment une nouvelle résolution du Conseil de sécurité » de l’ONU, a ajouté David Cameron.

De son côté, Barack Obama a assuré que Bachar Al-Assad allait partir, quoi qu’il advienne.

Le département d’État américain a par ailleurs indiqué mercredi que la Russie et la Chine, qui ont opposé par deux fois leur veto à des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant le régime syrien, commençaient à se rapprocher des autres puissances qui souhaitent aboutir à cette condamnation.

David Cameron doit se rendre à New York jeudi, dans le cadre de sa visite aux États-Unis.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

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