Coup d’Etat au Mali

Les autorités françaises n’ont pas tardé à réagir à l’annonce de la suspension des institutions et au couvre-feu décrété au Mali par la junte militaire dirigée par le capitaine Amadou Sanogo.

La France « condamne ce coup d’Etat militaire parce que nous sommes attachés au respect des règles démocratiques et constitutionnelles », a déclaré jeudi 22 mars Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères à la radio Europe 1. « Nous demandons le rétablissement de l’ordre constitutionnel, des élections, elles étaient programmées pour avril, il faut qu’elles aient lieu le plus vite possible pour que le peuple malien puisse s’exprimer », a-t-il poursuivi. C’est le 29 avril que le premier tour du scrutin présidentiel devait initialement se tenir.

« Nous travaillons depuis des mois avec nos partenaires de la région et les organisations régionales pour engager un dialogue entre les rebelles du nord, les Touaregs, et le régime malien », a ajouté le chef de la diplomatie française.

Le sort du président malien Amadou Toumani Touré n’a pas été évoqué par Alain Juppé, alors que les relations entre les deux pays se sont récemment tendues, le Mali suspectant la France d’avoir fait un «deal» avec la rébellion touarègue du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA

Jeuneafrique.com

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