Nicéphore Soglo: «Une sorte de mafia politico-financière tue le coton»

En marge des manifestations relatives à la fête de travail, le président-maire de la ville de Cotonou, Nicéphore Dieudonné Soglo a fait une incursion dans la crise qui secoue le secteur cotonnier béninois. Selon ses propos, ce qui se passe est à la limite répugnante.

La première autorité de la ville de Cotonou n’est pas contente de la crise qui secoue le coton. Ce qui se passe dans ce dossier depuis plusieurs mois et qui risque de porter un coup dur à la production cotonnière de l’année 2012-2012 le préoccupe au point qu’il a décidé de se prononcer sur la situation.

En effet, il a dit n’avoir pas compris pourquoi il y a tant de débat autour de quelques 200 mille tonnes de coton. C’est d’ailleurs pourquoi il a déclaré : « En mon temps, le Bénin est devenu troisième pays producteur du coton, derrière le Mali et l’Egypte»

Nous sommes allés à plus de 600 mille tonnes. Maintenant, il ne reste plus de coton. Mais ils se battent autour de moins de la moitié de 400 mille tonnes de coton». Et pourtant, a-t-il regretté, 80% des filles et fils du Bénin vivent de l’agriculture ce qui a fait qu’il avait priorisé le secteur en son temps. Maintenant, les choses ne sont plus les mêmes et le souci n’est plus comment faire pour redorer le blason de la filière. C’est au contraire le régime du président Boni Yayi et l’AIC qui se livrent une guerre sans merci.

Pour l’ancien président, le Bénin a enregistré le plus grand score en matière de production cotonnière quand il était au pourvoir, avec plus de 600 mille tonnes. Malheureusement, depuis son départ de la Marina, le secteur a connu une chute qui continue de faire descendre le secteur dans l’enfer agricole. Dans son speech, il avait pris l’ancien ministre Sacca Lafia à témoin avant d’exprimer toute sa déception quant au fait que les autorités en charge de la gestion de la filière n’ont pas cru devoir développer les stratégies idoines devant lui garantir un développement durable pour le bonheur des agricultures ainsi que des Béninois. Vu la situation, il ne s’est pas empêché de dire avec regret qu’ «une sorte de mafia politico-financière tue le coton ». Il reste maintenant que les autorités à divers niveaux prennent la mesure de la situation, déposent la balle à terre et s’engagent sur le chemin objectif de développement de la filière très menacée.

Prince BOCO (L’autre Fraternité)

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