Barack Obama justifie l’intervention militaire en Libye

Le président des États-Unis, Barack Obama, a prononcé un discours lundi soir dans lequel il a justifié l’intervention militaire en Libye par la nécessité d’éviter un « massacre » et « d’horribles violences » à l’endroit de civils.

« Certaines nations peuvent fermer les yeux sur des atrocités commises à l’étranger. Pas les États-Unis d’Amérique. En tant que président, j’ai refusé d’attendre de voir des images de massacres et de fosses communes pour agir », a déclaré M. Obama.

Prenant soin d’éviter le mot « guerre » tout au long de son discours, le président américain a vanté l’efficacité et la rapidité de l’intervention militaire, qui a notamment permis aux insurgés de reprendre la ville stratégique d’Ajdabiya.

« En tout juste un mois, les États-Unis et leurs partenaires internationaux ont mobilisé une large coalition, obtenu un mandat international pour protéger les civils, arrêté une armée en marche, empêché un massacre et établi une zone d’exclusion aérienne avec nos alliés. », a-t-il souligné.

Dans les années 90, la communauté internationale avait pris plus d’un an avant d’intervenir pour protéger les civils en Bosnie, a rappelé M. Obama à titre de comparaison.

Par ailleurs, il a indiqué que la transition des opérations militaires de la coalition internationale vers l’OTAN se fera mercredi.

Bien que le président américain souhaite ultimement le départ du colonel Kadhafi, le mandat de l’OTAN sera limité à l’application de la résolution 1973 de l’ONU, qui limite les opérations militaires à la protection des civils.

« Si nous essayions de renverser Kadhafi par la force, notre coalition se disloquerait », a estimé M. Obama. Pas question, donc, de provoquer militairement la chute de Kadhafi.

Le président américain souhaite avant tout éviter une répétition du scénario vécu en Irak.

« Le changement de régime [en Irak] a pris huit ans, des milliers de vies américaines et irakiennes et près de 1000 milliards de dollars. Nous n’avons pas les moyens que ça se répète en Libye », a indiqué le président américain.

Une transition difficile

Barack Obama a admis que la transition politique vers un gouvernement légitime sera difficile. La tâche n’incombera pas seulement aux États-Unis, a-t-il assuré, mais bien à la communauté internationale et au peuple libyen.

Un « groupe contact » composé des ministres des Affaires étrangères d’une quarantaine de pays doit d’ailleurs se réunir mardi à Londres pour discuter de l’après-Kadhafi.

Sous l’égide de la France, des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Allemagne, le groupe doit également discuter des moyens à prendre pour obtenir le départ de M. Kadhafi.

In http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/03/28/011-obama-discours-libye.shtml

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