Hollande et Sarkozy réunis pour commémorer le 8 Mai

Une fois déjà, deux présidents s’étaient retrouvés dans une situation similaire : François Mitterrand et Jacques Chirac, en 1995.

Le président sortant a proposé. Le président entrant a accepté. Nicolas Sarkozy et François Hollande ont donc été tous deux, mardi matin à 11 h 15, aux cérémonies commémorant l’armistice du 8 mai 1945, au pied de l’Arc de triomphe.

Le président élu était arrivé sur place peu avant 11h. Le président sortant, lui, est arrivé vers 11h10, a passé en revue les troupes puis s’est dirigé vers la tribune où il a salué brièvement François Hollande avant de l’inviter à le suivre pour la cérémonie proprement dite.

Les deux hommes ont alors déposé la gerbe et rallumé la flamme sur la tombe, avant d’écouter, côte à côte, La Marseillaise, puis le Chant des partisans, entonné par les chœurs de l’armée française. Tous deux ont ensuite salué d’anciens combattants.

À la fin de cette courte cérémonie, l’élu et le sortant ont échangé quelques mots en souriant, avant d’aller saluer les personnalités et anonymes. Ils se sont séparés après une dernière poignée de main, sans faire de déclaration officielle.

Complicité présidentielle

Nicolas Sarkozy s’est peut-être remémoré qu’en 2007, il n’avait pas donné suite à l’invitation de Jacques Chirac de célébrer avec lui les cérémonies du 8 Mai. Il était parti pour Malte sur un yacht, poursuivant après la soirée au Fouquet’s une période «bling bling» qui lui fut tellement reprochée.

Une fois déjà, deux présidents s’étaient retrouvés dans une situation similaire: François Mitterrand et Jacques Chirac, en 1995. Il s’agissait d’une cérémonie d’un faste particulier, en présence de nombreuses têtes couronnées européennes, cinquante ans après la victoire sur l’Allemagne nazie. Jacques Chirac s’y était distingué par sa galanterie: lorsque le vent avait fait s’envoler l’écharpe jaune de Danièle Mitterrand, il avait promptement mis le genou droit à terre pour ramasser ladite écharpe et la remettre à l’épouse du président.

Le 13 mai, l’entrant et le sortant s’étaient à nouveau retrouvés, cette fois dans la tribune du Parc des Princes, pour la finale de la Coupe de France de football entre Paris-Saint-Germain et Strasbourg. Le PSG l’avait emporté.

Les deux présidents, après s’être si longtemps combattus, avaient en ces deux occasions pris un malin plaisir à faire éclater aux yeux de tous une complicité très présidentielle. Le vieux président socialiste, malade, n’était peut-être pas mécontent de voir le leader de la droite l’emporter, plutôt que le socialiste Lionel Jospin, tant il semblait douter de la capacité d’un autre socialiste que lui à conquérir l’Élysée.

lefigaro.fr

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