La vengeance de Martine Aubry

A peine écartée de Matignon, la première secrétaire du PS a refusé l’investiture de deux proches de François Hollande aux législatives.

Pour Martine Aubry, la vengeance est un plat qui se mange chaud. Les alliés de la première secrétaire du PS, tout juste écartée de Matignon, ont fait un coup de force ce mercredi matin lors d’une réunion du secrétariat national du parti qui traitait des derniers points chauds aux législatives.

Alors que la première circonscription de la Somme était promise à Faouzi Lamdaoui, chef de cabinet de François Hollande durant la campagne présidentielle, les aubrystes ont finalement décidé d’accorder l’investiture socialiste à l’une des leurs, Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris.

Idem dans la douzième circonscription des Hauts-de-Seine, où Juliette Méadel, conseillère municipale à Paris et membre de l’équipe de campagne du candidat socialiste à la présidentielle, tenait la corde. Jean-Marc Germain, qui n’est autre que le directeur de cabinet d’Aubry au PS et à la mairie de Lille, lui a été préféré.

Les hollandais présents à la réunion ont pourtant proposé un compromis : à nous la Somme, à vous les Hauts-de-Seine. Mais les aubrystes, majoritaires au secrétariat national, leur ont opposé une fin de non-recevoir. Des rebondissements sont cependant à prévoir : difficile d’imaginer les hollandais se laisser ainsi humilier.

Le Nouvel Observateur

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