Conflit Yayi-Talon: Les résultats des experts toujours attendus pour décanter la situation

Le programme de vérification des importations (Pvi), nouvelle génération, est soumis depuis quelques jours à une évaluation. Le gouvernement a sollicité les services des experts internationaux pour évaluer les réformes. Les résultats de ces experts sont très attendus pour faire la lumière autour de ce dossier qui alimente la polémique depuis quelques jours.

Le week-end écoulé a été marqué par un show médiatique entre les conseils de Patrice Talon et le gouvernement par l’entremise du ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de l’économie maritime, des transports maritimes et des infrastructures portuaires Valentin Agossou. A l’origine de ces sorties médiatiques, la suspension par le gouvernement du contrat de Bénin control SA. Les conseils de Patrice Talon qui ont à leur tête Me Joseph Djogbénou, sont montés au créneau pour défendre leur client.

Ils dénoncent les incohérences du gouvernement dans la démarche qui a abouti à la suspension du contrat Pvi et brandissent l’argument selon lequel, la suspension du contrat ne figure pas dans le contrat. Ils insistent surtout sur la nature juridique du contrat. Selon leurs explications, c’est un contrat entre un groupe d’opérateurs économiques et l’Etat béninois et l’on ne saurait le suspendre unilatéralement. Dans la foulée, le ministre Valentin Djènontin Agossou rejette les accusations des avocats de Bénin control et donne des clarifications. Il a précisé que le gouvernement n’a pas l’intension de s’acharner contre l’homme d’affaire béninois Patrice Talon, mais que c’est par souci de sauver les intérêts de l’Etat béninois, que le contrat a été suspendu. Le ministre a par ailleurs fourni des explications qui ont rapport avec la durée du contrat, la sous-traitance, le délai de démarrage des activités, la nature du contrat et les textes réglementaires. A ce sujet, Valentin Agossou déclare que le contrat liant l’Etat béninois à la société Bénin control est bel et bien un contrat administratif. Avec ces accusations de parts et d’autres, beaucoup se demandent celui qui a raison entre Talon et le gouvernement béninois. Seules les conclusions des travaux des experts internationaux qui ont commencé le 14 mai dernier pourront permettre aux uns et aux autres de situer les responsabilités. C’est en cela que leur résultat est très attendu et constitue la seule chose qui peut décanter cette situation conflictuelle qui continue d’alimenter les débats tant du côté du gouvernement que du côté des responsables de Bénin control.

Louis Tossavi Quotidien Le MATIN

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