Affaire PVI / Me Djogbénou s’insurge contre les voies de faits

L’avocat de Bénin control, Me Djogbénou, a réagi hier suite à l’intervention de Me Kato Attita, défendant l’Etat central, qui a estimé que ’’le contrat qui lie l’Etat à Bénin control est un contrat administratif… car on ne peut pas faire perdre à l’Etat béninois, ses prérogatives pendant seize ans que dure le contrat’’.

En effet, on reproche à Bénin control de ne pas répondre au sujet du remplacement de la Société générale de surveillance, Sgs par la structure Bureau Véritas et de qualifier le contrat de droit privé. Selon Me Djogbénou, ’’c’est une sorte de délit de proximité. Le droit administratif est formel ; il ne faut pas que nous allions à un niveau où cela n’arrangerait plus l’Etat. Le contrat dont on parle n’est pas suspendu, cela n’existe pas dans les clauses dudit contrat. C’est à l’Etat central de suspendre le contrat, s’il était encore possible. Les actes que l’on a posés par le biais du Secrétaire général du gouvernement ne sont pas règlementaires ; ils sont non avenus. Ce sont tout de même des voies de fait’’. Que fera Bénin control dans les jours à venir ?

D’autre part, il y a un autre aspect qu’il faut considérer dans ce dossier : le volet social. En effet, Me Djogbénou cherche à savoir ce que deviendraient les 500 personnes au moins qui sont employées directement par Bénin Control. ’’Dans chaque famille, il y a quelqu’un qui a un contrat de manière directe ou indirecte avec Bénin control ou avec les sociétés satellites et le port de Cotonou se vide considérablement ; il faut penser à eux, il faut penser aux travailleurs, il faut penser au Bénin et à l’image de ce pays’’ a-t-il plaidé tout en invitant les uns et les autres à enterrer les polémiques.

Quotidien ADJINAKOU

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