BlackBerry simplifie la vie des voyageurs à Toulouse-Blagnac

L’aéroport de Toulouse-Blagnac et BlackBerry testeront dès le mois de juin de nouvelles fonctionnalités permettant de gagner du temps à l’embarquement.

La promesse a de quoi faire rêver les usagers réguliers des aéroports. Un parking dédié, proche du terminal, des informations sur son vol et sa salle d’embarquement, une file dédiée au contrôle de sécurité, un accès au salon… et le tout géré depuis un BlackBerry doté de la technologie sans contact NFC. En pratique, il suffira de passer son téléphone devant la borne du parking pour être reconnu et y avoir accès. Puis, à la sortie à pieds du parking, il faudra à nouveau passer son portable devant une étiquette sans contact, appelée Tag, pour recevoir les informations sur son vol. Ensuite, le BlackBerry continuera de faire office de pass pour accéder au contrôle en priorité.

«Pour l’heure, ce parcours simplifié est en test auprès de cinquante clients, explique Bruno Balerdi, directeur marketing de l’aéroport de Toulouse. Ensuite nous l’étendrons. Nous espérons aussi pouvoir inclure les compagnies aériennes dans le processus». Il y a en effet un petit bémol: la carte d’embarquement n’est pas encore dématérialisée sur le téléphone.

L’annonce du partenariat entre Toulouse-Blagnac et BlackBerry a été faite à l’occasion d’une table ronde organisée par le fabricant de mobiles à Paris ce mercredi 23 mai. L’occasion pour une petite dizaine d’acteurs du sans contact d’en expliquer les vertus et les possibilités, au-delà du simple paiement sans contact.

Les collectivités locales s’intéressent aussi au NFC

Ainsi, Jean-Benoît Charrenton, le président de Snapp, société éditrice de l’application Fidme, s’est employé à démontrer les atouts du sans contact pour les cartes de fidélité. Tous les programmes de fidélité dont dispose un consommateur sont stockés dans son téléphone, ce qui lui permet en outre de se voir offrir des offres géolocalisées. Reste désormais à convaincre la grande distribution de se doter des lecteurs adéquats.

Les collectivités locales s’intéressent aussi au NFC. La mairie de Bordeaux promet cette technologie. «Par exemple, un touriste pourrait passer son smartphone devant une “étiquette communicante” ou tag, pour recevoir des informations sur le site qu’il visite, dans sa langue», explique Yann Mareschal, chef de projet numérique de la Ville de Bordeaux. Pour l’heure, la ville déploie des applications sans contact pour les titres de transport, mais sur des cartes. «Nous ne voulons pas pénaliser les usagers qui ne disposent pas de smartphone», précise Yann Mareschal.

Le NFC a aussi des aspects ludiques. Au lieu de se taper dans les mains, les jeunes adopteront peut-être un nouveau geste: taper (doucement) deux BlackBerry l’un contre l’autre pour s’inviter sur leur réseau BBM (BlackBerry Messenger) grâce à ce simple geste. D’un geste en passant devant une chaîne audio, il sera également possible de mettre en route la musique. D’autres applications devraient rapidement voir le jour, dans les domaines de la domotique ou de l’automobile.

Elsa Bembaron (Le Figaro)

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