Les Kennedy: la malédiction du clan frappe encore

Les Kennedy n’en ont manifestement pas fini avec les drames. Cette famille, qui s’est construite dans la douleur, est aujourd’hui confrontée à une nouvelle tragédie sur fond de querelle familiale. Mary Kennedy (née Richardson), épouse de Robert F. Kennedy Jr (neveu de JFK), s’est pendue le 16 mai dernier dans sa maison de Bedford, dans l’Etat de New York. Et à l’horreur de cette mort violente s’est ajoutée une guerre sordide entre les familles Kennedy et Richardon autour de sa mémoire et de sa dépouille.

A l’origine du conflit, le portrait peu flatteur de Mary dressé par Robert F. dans le New York Times au lendemain de sa mort. Car si l’homme, toujours marié à la défunte qu’il avait quittée pour une autre femme en 2010, s’est exprimé dans les colonnes du quotidien, ce n’est pas tant pour honorer son souvenir que pour écarter sa responsabilité dans cette mort.

«Elle a vécu une véritable agonie une grande partie de sa vie. Et je ne crois pas qu’il y ait une seule personne dans son entourage qui n’ait pas tout tenté pour l’aider», s’est-il notamment ému.Des déclarations qui ont scandalisé les Richardson, refusant que cette femme de cinquante-deux ans, architecte passionnée de développement durable, mère de quatre enfants, soit réduite à cette image de dépressive. En réponse, ils se sont évertués à rétablir dans un communiqué une image positive de Mary, décrite comme «généreuse, attentionnée, dotée d’un sens esthétique subtil, d’aptitudes organisationnelles géniales, d’une énergie intarrissable, d’un physique solide et d’une élégance naturelle».

Pour eux, c’est bien la séparation de 2010 qui a déclenché sa lente descente aux enfers. Peu après un incident domestique qui avait nécessité l’intervention de la police, lorsque son mari l’avait informée de sa décision de mettre fin à leur seize années de mariage, Mary avait d’ailleurs été arrêtée deux fois au volant en état d’ivresse et sous l’emprise de substances médicamenteuses. La scission entre les deux clans est telle que les funérailles ont été organisées en deux temps. D’un côté, un hommage funèbre voulu par les Kennedy, à Bedford, auquel un seul membre des Richardon a assisté, de l’autre, la cérémonie de recueillement privée célébrée par les proches de Mary à Manhattan, dont le veuf a été délibérément exclu.

La querelle s’est ensuite portée sur le lieu de l’inhumation: si son corps repose désormais à Hyannis Port, près du tombeau des Kennedy, c’est aussi contre la volonté de ses proches. Trois ans après la mort du sénateur Ted Kennedy, ces nouvelles tensions tendent à prouver que les destins hors normes des membres de cette famille n’ont pas fini de déchaîner les passions…

Gala.fr

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