La Joggeuse de Bouloc : levée de la garde à vue

L’homme, qui s’était présenté de lui-même à la police, a été remis en liberté dimanche soir par le procureur de Toulouse.

Sa mort est un mystère depuis dix-huit mois. Patricia Bouchon avait disparu le 14 février 2011 à Bouloc, en Haute-Garonne, alors qu’elle était sortie faire son jogging matinal, comme tous les jours. Son corps avait été retrouvé six semaines plus tard à quelques kilomètres de chez elle. Samedi, un homme de 36 ans sans passé judiciaire s’est présenté spontanément dans une gendarmerie du Tarn pour s’accuser du meurtre de la mère de famille. Les gendarmes de la section de recherches de Midi-Pyrénées, dont une cellule travaille spécifiquement à l’affaire Bouchon, ont entendu le suspect à Vielmur-sur-Agoût (Tarn), près de Castres, où il il s’est présenté peu avant 11 heures. En milieu d’après-midi, ils le plaçaient en garde à vue. Mais dès dimanche soir à 22h30, la garde à vue était levée. Pour le procureur de toulouse, Michel Valet, «cet homme n’a aucun lien avec les faits. Il va être médicalement pris en charge avec l’accord de sa famille».

L’homme, qui disait avoir des révélations, avait laissé les enquêteurs «sceptiques». Des prélèvements d’ADN du suspect avaient été effectués pour les comparer avec les traces (empreintes d’ADN) laissées par le meurtrier sur le lieu du crime et sur le corps de Mme Bouchon.

Prudent depuis le début, le procureur de Toulouse Michel Valet avait souligné dimanche dans l’après-midi que «le temps de la communication n’était pas venu» sur les aveux spontanés du Tarnais de 36 ans.

Plus de cent auditions et dix gardes à vue sans résultat

Patricia Bouchon

Patricia Bouchon, une mère de famille de 49 ans, avait eu les vertèbres cervicales et le crâne brisés sous les coups de son agresseur le 14 février 2011. Elle était sortie faire son footing sur un circuit de plusieurs kilomètres autour du domicile du couple. À 6 heures, comme elle n’était pas rentrée, son mari, Christian, avait alerté les secours. Très rapidement, près de 320 enquêteurs avaient quadrillé le secteur. Des moyens considérables avaient été mis en place pour tenter de retrouver celle que l’on a surnommée «la joggeuse de Bouloc». Des équipes cynophiles avaient sondé des lacs et des rivières.Son cadavre n’avait été retrouvé que six semaines plus tard, le 29 mars à Villematier, à dix kilomètres de chez elle, dans la direction du Tarn, dissimulé dans un conduit d’eau sous une petite route avec un gant en latex enfoncé dans la gorge. L’autopsie avait révélé que la victime était «morte par étranglement et que de nombreux coups auraient été portés au visage».Depuis dix-huit mois, 16 enquêteurs, regroupés au sein de la cellule “Disparition 31” ont multiplié les investigations. Au total, dix personnes ont été placées en garde à vue pour les besoins de l’enquête et plus d’une centaine ont été auditionnées.

lefigaro.fr

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