La croissance chinoise au plus bas depuis plus de trois ans

Entre avril et juin derniers, la deuxième économie mondiale a toutefois progressé de 7,6%. La consommation intérieure se stabilise et les exportations ralentissent. Pékin ne prévoit pas de plan de relance.

Le ralentissement s’installe. Au deuxième trimestre, l’économie chinoise a progressé de 7,6% par rapport à la même période l’an dernier, contre 8,1% sur les trois premiers mois de l’année. La croissance chinoise a ainsi enregistré, entre avril et juin, son rythme le plus lent depuis le premier trimestre 2009. Sur les six premiers mois de l’année, sa croissance s’établit donc à 7,8%. Après six trimestres consécutifs de ralentissement, le pessimisme gagne un peu plus de terrain.

La deuxième économie mondiale pâtit d’une demande extérieure en baisse. Les exportations ont ainsi progressé de 9,2% au premier semestre, contre 24% sur les six premiers mois de 2011. Les machines chinoises tournent au ralenti. La production industrielle était en hausse de 9,5% le mois dernier, soit un peu moins qu’attendu. Les consommateurs chinois, qui devaient assurer le relais, ne sont pas au rendez-vous. Les ventes au détail ont progressé de 13,7% en juin, contre 13,8% en mai.

L’investissement, seul relais de croissance

La progression des investissements en capital fixe était de 20,4% le mois dernier. Mais les efforts menés par le gouvernement pour calmer la spéculation dans le secteur de l’immobilier portent progressivement leurs fruits et pourraient compromettre ce relais de croissance.

Le gouvernement a pour l’instant tenu bon contre l’adoption d’un nouveau plan de relance. Lors du dernier, décidé en 2008, 450 milliards d’euros avaient été injectés dans l’économie, mais cela avait créé de nombreuses distorsions, en fragilisant les banques dont les crédits ont explosé et en alimentant l’inflation avec une masse monétaire en circulation trop importante.

Le week-end dernier, les déclarations du premier ministre Wen Jiabao, qui estimait que l’économie subissait «une pression vers le bas considérable», trahissaient l’inquiétude croissante des autorités centrales.

Mais en fait de plan de relance, Pékin devrait surtout poursuivre un assouplissement de sa politique monétaire. Quelques jours avant la publication de l’indice des prix à la consommation, qui a ralenti à 2,2% en juin, contre 3% en mai, la banque centrale annonçait la semaine dernière une baisse surprise des taux d’intérêt. La deuxième en un mois. Et l’institution ne devrait pas s’arrêter là.

lefigaro.fr

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