Le président de l’assemblée nationale chez Kérékou :Nago parle de la révision de la constitution à son hôte

L’ancien président de la République, le Général Mathieu Kérékou, a reçu dans la matinée d’hier en son domicile à Cotonou, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi Nago. A en croire ce dernier, plusieurs sujets d’actualité nationale tels que l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), les problèmes rencontrés dans la filière coton, les désaccords entre le pouvoir et certains acteurs du secteur privé, les réformes politiques et institutionnelles envisagées par le pouvoir en place et le projet de révision de la Constitution du Bénin ont été abordés au cours des échanges.

Parlant des réformes politiques et institutionnelles, le président Mathurin Coffi Nago a laissé entendre que certaines réformes n’aboutiraient pas sans la révision de la Constitution du Bénin. A ce sujet, il a insisté sur la nécessité d’une révision vraiment consensuelle de ladite Constitution.

Lire ci-dessous la déclaration du président Mathurin Coffi Nago après son entretien avec le Général Mathieu Kérékou

» J’ai particulièrement insisté sur le problème de la révision de la Constitution »

» Vous savez que le président Kérékou a joué et continue de jouer un rôle important dans la vie nationale au plan politique mais aussi au plan social. Et dans ce cadre de visite de contact, je me devais nécessairement de venir voir le président Kérékou. Aujourd’hui, je suis très heureux de pouvoir venir ici rencontrer le président Kérékou qui a bien voulu accepter m’accueillir. Les problèmes que nous avons évoqués ont rapport avec les grands défis de la Nation. D’abord, le défi de l’unité nationale, j’en ai parlé avec lui. Vous savez que sur ce plan là, il a été très positif. Pendant plusieurs années, il a tout fait pour contribuer à renforcer, à construire l’unité nationale. Nous avons parlé aussi de défis de réformes politiques et institutionnelles qui sont nécessaires à notre pays pour adapter les contraintes du pays à des problèmes que nous devons régler : les problèmes économiques et des problèmes sociaux. Nous avons notamment évoqué le problème de l’actualisation de la Lépi. Vous savez que c’est une grande préoccupation de l’Assemblée nationale. A ce jour, vous savez qu’il y a un travail qui se fait, que nous avons ouvert sur les forces politiques et sociales. Et en tant que président de l’Assemblée nationale, comme je l’ai fait ailleurs, je suis venu demander véritablement l’accompagnement du président Kérékou pour qu’il puisse jouer de son influence, pour rassembler les forces politiques, pour les convaincre à s’associer à ce travail qui se fait. La Lépi, j’en suis convaincu et je crois que le président Kérékou même l’a dit, il faut l’actualiser. J’ai particulièrement insisté sur le problème de la révision de la Constitution. Les points de consensus doivent pouvoir se faire parce que ça constitue un préalable à d’autres réformes institutionnelles et juridiques. Si nous ne faisons pas ces réformes sur les points consensuels, nous risquons de nous bloquer nous-mêmes inutilement. Nous avons besoin de ça pour préparer l’avenir de nos enfants. Le président Kérékou, au regard de son expérience, m’a dit que c’est une nécessité, qu’il est tout à fait d’accord que nous allions dans ce sens là. Par ailleurs, évidemment, je me suis rendu compte que le président Kérékou suit très bien l’actualité nationale. Nous avons parlé des grands problèmes qui s’opposent à notre pays actuellement : les problèmes de la filière coton, le Pvi,…etc. Il nous a dit : ’’que les contacts ne soient pas rompus’’. Les différents acteurs, tous ceux qui sont concernés par ces problèmes là doivent privilégier le dialogue. Je pense que je suis tout à fait d’accord avec lui pour que de telles stratégies soient privilégiées et pour que nécessairement, nous puissions préserver la paix qui reste indispensable à tout développement… «.

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