Les premiers regrets publics de Trierweiler sur son tweet

«Je n’avais pas encore réalisé que je n’étais plus seulement une simple citoyenne», confie la première dame dans un entretien à Ouest-France à propos du message de soutien au tombeur de Ségolène Royal.

Valérie Trierweiler sort de son silence. Trois mois et demi après «l’affaire du tweet», qui avait provoqué une vive polémique au sommet de l’État, la première dame exprime pour la première fois ses regrets dans un entretien àOuest-France. Elle y qualifie d’«erreur» le message de soutien envoyé au dissident PS Olivier Falorni, l’opposant victorieux face à Ségolène Royal aux législatives à La Rochelle. «Je regrette, explique-t-elle. J’ai été maladroite puisque cela a été mal interprété. Je n’avais pas encore réalisé que je n’étais plus seulement une simple citoyenne. Cela ne se reproduira pas. Quant à ce que, François et moi, nous nous sommes dit, cela relève «des affaires privées» et restera donc privé!»

La compagne du président s’étonne également du «traitement disproportionné» de l’affaire. «Certains journalistes reconnaissent aujourd’hui en avoir beaucoup trop fait». Mi-juin, un mois seulement après la prise de fonction de François Hollande, la publication du tweet avait déclenché une tempête médiatique et une pluie de réactions. «Chacun doit être à sa place», avait lancé Jean-Marc Ayrault, semblant regretter l’immixtion d’affaires privées dans la sphère publique. Certains au PS n’avaient pas hésité à dénoncer une «faute» de la première dame.

«Les affaires privées se règlent en privé»

Thomas Hollande, fils de François Hollande et Ségolène Royal, s’était pour sa part dit «peiné», décrivant Valérie Trierweiler comme un «facteur d’instabilité». Lors de son allocution du 14 Juillet, François Hollande avait voulu mettre un point final à la polémique: «Je considère que les affaires privées se règlent en privé. Et je l’ai dit à mes proches pour qu’ils acceptent scrupuleusement ce principe. (…) Le principe que je viens de rappeler sera scrupuleusement appliqué», avait assuré le chef de l’État.

Sa compagne, elle, était restée discrète, évitant les apparitions et les prises de paroles publiques. «Je tournerai sept fois mon pouce maintenant avant de tweeter», s’était-elle contentée de déclarée, mi-juillet, à BFM-TV. Après une longue période d’abstinence médiatique, Valérie Trierweiler a opéré un retour sur le devant de la scène fin septembre. Devenue ambassadrice de la Fondation Danielle Mitterrand, elle a accompagné François Hollande à New York. Elle était également présente lors de l’inauguration du pavillon du musée du Louvre consacré aux arts de l’Islam. Si elle conserve son poste de chroniqueuse littéraire à Paris Match, Valérie Trierweiler a renoncé à un projet d’émission sur D8, la nouvelle chaîne du groupe Canal +.

Jim Jarrassé (Le Figaro)

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