Deuxième journée de la table ronde sur le dialogue public-privé:Les freins et opportunités à l’investissement privé débattus

Les vraies questions ont été abordées hier mardi 30 octobre 2012 au cours de la deuxième journée de la table ronde sur le dialogue secteur public-privé. Acteurs du secteur privé et cadres de l’administration ont sans passion, abordé les réelles entraves à l’investissement privé. Les travaux en atelier se poursuivent ce jour.

Les opportunités du Bénin au regard du cadre macroéconomique ont été passés au scanner au cours de la journée d’hier
Les différentes communications animées par les cadres du secteur privé et public ont permis de cerner tous les pôles de croissance du Bénin et d’explorer les opportunités du secteur privé à œuvrer à leur réelle éclosion. Pan par pan, les questions intéressant les opportunités et contraintes de l’économie portuaire, de l’entrepreneuriat agricole, du tourisme, de l’artisanat, de la culture et autres, ont été largement abordées au cours des assises. Des travaux en ateliers qui ont suivi, ont permis d’approfondir les réflexions sur les domaines prioritaires sur lesquels il paraît urgent de susciter l’investissement pour une croissance rapide. Le débat étant lancé, des propositions tout aussi intéressantes ont été faites, aussi bien par le secteur privé que public. Les apports des uns et des autres ont permis de cerner le fort potentiel du Bénin et de susciter de la part de certains partenaires, un réel intérêt et un engagement sans faille à soutenir le Bénin dans certains secteurs stratégiques. Mais l’atteinte de ces défis ne peut se faire sans un regard sur les freins à l’investissement. A ce niveau, le diagnostic atteste d’une série de dysfonctionnements au nombre desquels figurent entre autres, la question de l’environnement des affaires, la prépondérance de l’économie informelle, l’accès au financement et autres. Par rapport au premier point, les débats ont permis de dépouiller les questions essentielles relatives à la fiscalité, la gouvernance et la qualité de l’administration publique. Les témoignages, les apports des acteurs du public et du privé ont eu le mérite de poser le débat et de situer les implications des uns et des autres dans les dysfonctionnements enregistrés. D’autres questions relatives à l’accès au financement et à la contribution des collectivités locales à l’investissement privé, sont également débattues au cours des assises.

La question du foncier, l’autre point d’intérêt de la journée

Les débats autour du foncier ont été poursuivis jusque tard dans la nuit d’hier. La question était d’intérêt pour tous les acteurs qui ne comptaient pas rentrer, sans aborder ce sujet essentiel à l’investissement privé. Après le développement de la communication intitulée Foncier et investissement privé au Bénin, les travaux en atelier qui ont démarré juste après, ont permis de revenir sur les nombreuses entraves à la sécurisation du foncier au Bénin. A ce niveau, plusieurs propositions ont été faites dans le sens de l’accès facile à la terre. Des propositions pour une sécurisation du foncier sont faites par les acteurs du public et du privé. Les réflexions se poursuivent aujourd’hui.
Les attentes du secteur privé au soir de cette journée

Le secteur privé a espéré sortir de ces assises avec de bonnes résolutions traduites en recommandations assorties de calendrier précis. Le Président du Patronat, Sébastien Ajavon l’a rappelé au cours du lancement officiel des travaux le lundi. Les points saillants sur lesquels il est revenu ont trait entre autres, à la réforme juridique du partenariat, aux réformes au niveau de l’administration publique, à la révision du code des investissements, la sécurisation de recettes de l’Etat et bien d’autres. Au plan institutionnel, l’accent est mis sur la restauration du climat des affaires, la promotion des chefs d’entreprises, l’instauration d’un cadre permanent de dialogue public-privé à travers la mise en place du comité paritaire du dialogue public-privé (Cpdpp). Mais les fruits tiendront-ils la promesse des fleurs ? Les questions essentielles intéressant les attentes du secteur privé seront-elles véritablement débattues au cours de ces trois jours ? Difficile d’y répondre. En tout cas, les acteurs du secteur privé, parties prenantes des assisses s’attèlent depuis lundi avec le concours des cadres de l’administration publique et les partenaires, à produire des pistes de réflexions qui répondent à la ligne de départ. Les attentes sont grandes et seules les grandes conclusions au soir de cette journée permettront de se faire une idée précise sur la question.

Hospice Alladayè (Le Matinal)

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