L’Eurogroupe repousse à lundi un accord sur la dette grecque

Les 17 représentants de la zone euro, le FMI et la BCE se sont séparés au petit matin sans accord sur le déblocage d’une nouvelle assistance financière à Athènes.

Encore un sommet sans résultat. Les créanciers de la Grèce se sont séparés au petit matin sans avoir trouvé d’accord sur le déblocage d’une assistance financière de 44 milliards d’euros, pour partie bloquée depuis près de six mois. Après douze heures de négociations, les ministres des Finances de la zone euro et les représentants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) n’ont pas non plus défini de programme pour réduire la dette grecque à un niveau soutenable de 120% du PIB d’ici 2020 ou 2022.

Bien que reconnaisant être «un peu déçu», Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, a tenté de tempérer: «Il n’y a pas de désaccord politique majeur», a déclaré le Luxembourgeois à l’issue de la réunion . «Nous sommes près d’un accord, mais des vérifications techniques doivent être menées, des calculs financiers doivent être effectués», a-t-il ajouté. Pourtant ce même Jean-Claude Juncker avait prédit à l’ouverture de la réunion qu’il y avait «de bonnes chances de parvenir à l’accord» des Dix-sept.

«La stabilité de zone euro menacée», selon la Grèce

D’autres participants se sont d’ailleurs montré plus prudents en se quittant. «Des progrès ont été faits, mais il en faut encore un peu plus», a souligné la directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. «Les questions étaient si complexes que nous n’avons pas trouvé de solution définitive», a renchéri le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Le premier ministre grec, Antonis Samaras est lui plus alarmiste et affirme que la «stabilité de la zone euro» est menacée par cette absence d’accord.

Pour que les versements reprennent, la Grèce a donné des gages de sa détermination à mettre en œuvre une série de réformes économiques précises. La zone euro et le FMI veulent cependant s’assurer d’une solution crédible pour que la dette grecque, qui devrait représenter l’an prochain près de 190% de son produit intérieur brut (PIB), finisse bien par tomber au niveau jugé soutenable de 120% du PIB. Selon un document rédigé en vue du sommet, atteindre cet objectif d’ici 2020 supposerait que les pays de la zone euro acceptent de passer en perte une partie des prêts accordés à Athènes. Une option aujourd’hui rejetée notamment par l’Allemagne. D’autres solutions ont été évoquées par la Troïka (zone euro-BCE-FMI) cette nuit.

lefigaro.fr

Cette entrée a été publiée dans A-La-Une, Actualités, Economie, People. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Réagir