Lybie: Abdeljalil, l’ex-chef du CTN, inculpé dans l’affaire de l’assassinat du général Younès

L’ancien chef politique du Conseil national de transition libyen, Mustapha Abdeljalil, a été accusé par la justice militaire d’abus de pouvoir et d’atteinte à l’unité nationale, dans le cadre de l’affaire de l’assassinat du chef d’état-major des rebelles, Abdelfattah Younès, en juillet 2011.

Mustapha Abdeljalil a été accusé, mardi 11 décembre, « d’abus de pouvoir et de fractionnement de l’unité nationale », selon un membre du parquet libyen, Majdi al-Baraassi, dans le cadre de l’affaire de l’assassinat du chef d’état-major des rebelles, Abdelfattah Younès, en juillet 2011. À l’époque des faits, Abdeljalil était à la tête du Conseil national de transition (CNT), l’ancien organe politique de l’insurrection libyenne.

L’intéressé a été libéré sous caution, mais il sera interdit de séjour à l’étranger jusqu’à sa comparution devant le tribunal militaire de Benghazi, le 20 février, a précisé M. al-Baraassi, qui a assisté à l’interrogatoire de l’accusé.

Abdeljalil a été questionné à Al-Marj, une ville située à 100 km à l’est de Benghazi, a fait savoir le parquet. Le chef de l’alliance libérale ayant remporté les élections législatives de juillet, Mahmoud Jibril, a lui aussi été convoqué par le parquet pour un interrogatoire. M. Jibril était chef du bureau exécutif du CNT à l’époque des faits.

Défection

M. Abdeljalil avait annoncé la mort de Younès, le 29 juillet 2011, indiquant que le général avait été tué par des hommes armés alors que, convoqué par des juges, il se rendait à un interrogatoire afin de faire le point sur la situation militaire.

Le général aura été le militaire de plus haut rang à avoir fait défection du régime Kaddafi pour rejoindre la lutte des rebelles. Ancien ministre de l’Intérieur de l’ex-raïs, il avait pris part au coup d’État de 1969 qui avait porté le « Guide » au pouvoir. Sa dépouille, criblée de balles et brûlée, a été retrouvée dans une banlieue de Benghazi.

La puissante tribu des Al-Obeidi, dont le général Younès était issu, a promis de se faire justice elle-même si rien n’était fait par les autorités libyennes pour traiter cette affaire. Certains de ses membres ont ouvertement accusé Abdeljalil, un ancien ministre de la Justice sous Kaddafi, de complicité.

Jusqu’à présent, 13 individus ont été arrêtés et inculpés pour la mort du général, dont un juge qui a, depuis, été lui-même assassiné.

(Avec AFP)

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