RDC: Obama met en garde le Rwanda, la Monusco en alerte au Nord-Kivu

Lors d’un appel téléphonique, mardi 18 décembre, le président américain, Barack Obama, a mis en garde son homologue rwandais, Paul Kagamé, contre «tout soutien au groupe rebelle M23″ qui est «incompatible avec le désir de stabilité et de paix» de Kigali, selon un communiqué de la Maison Blanche.

La Maison Blanche a communiqué, mardi 18 décembre, au sujet d’une conversation entre le président américain et son homologue rwandais Paul Kagamé. « Lors d’un appel téléphonique, Barack Obama a souligné que tout soutien au groupe rebelle M23 était incompatible avec le désir de stabilité et de paix du Rwanda », affirme la Maison Blanche dans un communiqué.

Les deux chefs d’Etat ont également discuté des problèmes de gouvernance de la République démocratique du Congo (RDC), selon la Maison Blanche. « Le président Obama a salué l’engagement du président Kagame à promouvoir la recherche d’une solution pacifique dans l’est de la RDC », ajoute-t-on de même source.

Le président américain a lancé un appel en faveur d’un accord politique en RDC et adressé le même message à son homologue congolais Joseph Kabila. Le Rwanda est accusé par l’ONU de soutenir les rebelles, ce que Kigali dément.

Pourparlers directs

Le  Mouvement du 23-Mars s’est emparé de la ville de Goma, le 20 novembre, avant de se retirer de la capitale du Nord-Kivu, le 2 décembre, en échange de négociations avec le gouvernement congolais. Ces discussions, qui ont débuté à Kampala il y a plus de dix jours, ont été prolongées jusqu’au 31 décembre.

Malgré la tenue de ces pourparlers directs, les rebelles effectuent des déplacements <<erratiques mais inquiétants>> et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) est en alerte, selon le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous. Ce dernier a indiqué mardi être « prêt à envoyer des renforts ».

Tensions accrues

« Il est prévu que les renforts soient en mesure d’être acheminés très très vite à Goma si les circonstances l’exigent », a-t-il déclaré. M. Ladsous a également fait part au Conseil de sécurité de ses observations quant à des tensions accrues dans la région.

Un peu plus tôt mardi, le porte-parole de l’ONU, Martin Nesirky, avait indiqué qu’une enquête de la Monusco avait permis de « confirmer au moins 126 cas de viols », commis en novembre par des soldats gouvernementaux, et les meurtres de deux civils dans cette partie est de la RDC.

(Avec AFP)

Cette entrée a été publiée dans Actualités, International, People. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Réagir