La nouvelle lettre au vitriol du PDG de Titan à Montebourg

Piqué par la réponse du ministre du Redressement productif, le PDG du fabricant américain de pneus donne dans la surenchère. Washington tente de calmer le jeu.

Dans une nouvelle lettre cinglante, le PDG du fabricant américain de pneus Titan poursuit sa croisade contre le système français. Piqué par la réponse du ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, à sa première missive, le PDG américain donne dans la surenchère. Maurice Taylor qualifie notamment le gouvernement français «d’extrémiste».

Alors qu’Arnaud Montebourg avait qualifié l’homme d’affaires «d’extrémiste», la réponse du PDG a été immédiate: «L’extrémiste Monsieur le ministre, c’est votre gouvernement et son manque de connaissances sur la façon de bâtir une entreprise. A aucun moment, Titan n’a demandé de baisser les salaires. Nous avons juste dit que si on voulait être payé pour sept heures de travail, il fallait en travailler au moins six». «Pourquoi le chômage est-il si élevé en France, et particulièrement chez les jeunes? C’est à cause de la politique de votre gouvernement, Monsieur», assène encore Maurice Taylor.

Les syndicats ne sont pas épargnés par la verve acide de l’homme d’affaires américain: «Votre lettre n’a jamais mentionné pourquoi le gouvernement français n’était pas intervenu pour sauver l’activité agricole de Goodyear. Votre gouvernement a laissé les barjots du syndicat communiste détruire les emplois les mieux rémunérés», lance le PDG.

Mais l’homme d’affaires semble de plus en plus isolé dans sa critique acerbe du système français. Même Washington est sortie de sa réserve pour tenter de calmer le jeu. Le département d’Etat américain avait ainsi pris position en qualifiant de «réussite» les relations commerciales franco-américaines. «Cela ressemble à une affaire privée et pas à une question entre deux gouvernements. Mais vous connaissez notre relation avec la France, notre plus vieille alliée, nos liens larges et profonds, notamment avec beaucoup d’entreprises américaines qui réussissent en France et beaucoup d’entreprises françaises qui réussissent aux Etats-Unis», a déclaré hier la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland.

lefigaro.fr

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