Fabius: « Des vérifications très précises avec l’ADN » des jihadistes tués au Mali sont en cours

D’après le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, des tests ADN sont actuellement pratiqués sur des corps d’islamistes tués au Mali. Objectif : déterminer si les deux chefs de guerre Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, entre autres, font bien partie des victimes.

Jeudi matin, au micro de la radio RTL, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé que des tests ADN étaient actuellement en cours pour tenter de vérifier l’identité de chefs jihadistes tués dans les récents combats au nord du Mali.

« Nous savons qu’il y a pas mal de chefs parmi les plusieurs centaines de terroristes qui ont été tués » au cours des derniers jours lors des combats dans le massif montagneux des Ifoghas, à la frontière algérienne, a déclaré Laurent Fabius. « Pour les précisions sur les identités, il faut faire des vérifications très précises avec l’ADN, c’est ce que les services de l’armée sont en train de faire », a-t-il ajouté.

Militaires français et tchadiens sont engagés dans une opération contre les jihadistes réfugiés dans le massif des Ifoghas, situé à l’extrême nord du Mali. « Des chefs terroristes ont été anéantis » dans cette région, avait déclaré mercredi le président François Hollande, en parlant de « succès ».

Retrait des troupes françaises

Le Tchad a annoncé la semaine dernière que ses militaires avaient tué les jihadistes Abou Zeid, haut responsable d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et Mokhtar Belmokhtar, chef d’une branche dissidente d’Aqmi. De son côté, Paris n’a pas confirmé ces décès.

« Nous aurons terminé le ratissage de ce massif au moment dont a parlé le président de la République », a par ailleurs affirmé Laurent Fabius, se référant à l’annonce de François Hollande sur le début de retrait des troupes françaises du Mali, le mois prochain. « À partir d’avril, il y aura un début de décroissance des troupes. Ça ne veut pas dire qu’on va partir du jour au lendemain, il faut être très pragmatique, ça dépendra de ce qui se passe sur le terrain », a-t-il précisé.

« Bien sûr il ne s’agit pas de se retirer pour que les terroristes reviennent », a-t-il déclaré, soulignant qu’outre l’Adrar des Ifoghas, « il reste une poche importante de terroristes dans la région de Gao », où un militaire français a été tué lors de combats mercredi.

Jeuneafrique.com

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