Rwanda: un nouvel attentat à la grenade fait un mort à Kigali

Un attentat à la grenade a fait au moins un mort et huit blessés, mardi 26 mars dans un marché de Kigali. Deux suspects ont été interpellés.

Un attentat non revendiqué, le jour de la première comparution à la CPI de l’ex-général congolais d’origine rwandaise Bosco Ntaganda, apparemment lâché par Kigali… Simple coïncidence ? Aucun rapport n’est établi entre les deux événements. « Nous avons arrêté deux personnes et les enquêteurs sont en train de les interroger », a simplement déclaré le porte-parole de la police rwandaise, Theos Badege.

Une grenade a explosé vers 18h40 (16h40 GMT) à une station de moto-taxi située juste entre le marché de Kimironko et la gare routière, dans l’est de la capitale rwandaise, faisant un mort et huit blessés. « C’est vraiment un endroit fréquenté. Apparemment ils (les auteurs de l’attentat) visaient un très grand nombre de personnes » à une heure d’affluence, ajoute le porte-parole, sans donner d’indications sur les possibles mobiles ou auteurs de l’attentat.

« J’étais à l’intérieur quand j’ai entendu l’explosion, je suis sorti en courant et j’ai vu des gens blessés allongés sur le sol », a raconté Damasene Ntaganawa, serveur dans un bar face à la gare routière. La police a ensuite rapidement bouclé les lieux et éloigné les badauds, raconte-t-il.

Pas de revendication

À Kigali, l’une des capitales les plus sûres d’Afrique, les attentats à la grenade ne sont cependant pas une nouveauté. Les autorités les attribuent à des dissidents du régime et aux rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine. De précédentes attaques avaient fait quatre morts et plusieurs blessés en 2011 et 2012.

Une autre série d’attentats à la grenade avait également visé la capitale rwandaise entre février et mai 2010 à l’approche de la présidentielle du 9 août, faisant au total quatre morts et une cinquantaine de blessés. Les attentats se déroulaient toujours en début de soirée ou en fin de semaine, dans des quartiers fréquentés et à des heures de grande affluence. Et ne font jamais l’objet de revendication.

Jeuneafrique.com

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