Les premiers soldats français de retour du Mali

Trois mois après le début de l’opération Serval au Mali, environ 120 hommes sont rentrés jeudi après-midi. Une autre centaine devrait revenir d’ici quelques semaines.

Le retrait des troupes françaises au Mali commence. Mobilisés dans l’urgence en janvier, environ 120 parachutistes sont rentrés jeudi après-midi. Ils ont atterri à Blagnac, à coté de Toulouse, autour de 15 heures et devraient retrouver leurs familles dans la soirée. Ces soldats ont participé aux combats rapprochés et infligé de lourdes pertes aux islamistes, tout en affrontant la chaleur et les conditions extrêmes du massif montagneux de l’Adrar des Ifoghas. Les Bérets rouges de Pamiers, qui, avec une centaine d’hommes, représentent le gros du contingent rentré jeudi, ont perdu là-bas l’un des leurs: le caporal Cédric Charenton, tué le 2 mars lors de l’assaut lancé par sa section pour déloger les jihadistes d’un de leurs retranchements.

«Ils rentrent mission accomplie, d’une belle mission de deux mois et demi sur zone», a déclaré le chef de corps du 1er RCP, le colonel Antoine de Loustal, venu les accueillir, «ce n’était pas quelque chose de simple. Ils ont été au contact (…) Il y a eu des combats extrêmement rudes face à des gens déterminés, fanatiques». «C’était une vraie mission de fantassins dans des conditions climatiques difficiles», avec une logistique réduite loin de ses bases, un barda écrasant et de longues marches dans une région désertique pour aller chercher l’ennemi dans ses sanctuaires, a-t-il souligné. Maintenant, «ils vont pouvoir un peu souffler», a-t-il ajouté.

Un sas de décompression à Chypre

Avant de regagner la France, les soldats ont décompressé quelques jours à Chypre, suivant une procédure en usage désormais pour faciliter la transition des militaires de retour d’opération. Une centaine d’hommes d’une autre compagnie est restée au Mali, selon le colonel de Loustal. Leur retour devrait être l’affaire de quelques semaines, a-t-il indiqué. Le retrait du reste des troupes se poursuivra de façon «pragmatique» dans les semaines qui viennent pour ramener les effectifs français à moins à 2.000 hommes dans le courant de l’été. Fin 2013, un millier de militaires français devraient ensuite rester au Mali «d’une manière un peu plus pérenne», avait indiqué mercredi le ministère de la Défense.

Cinq soldats français ont été tués en trois mois d’opérations au Mali. Selon l’état-major, les forces françaises ont par ailleurs fait durant cette période une vingtaine de prisonniers, «qui ont été remis aux autorités maliennes», tandis que plusieurs dizaines de tonnes d’armes et de munitions ont été saisies.

lefigaro.fr

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