Le Procureur affirme n’avoir jamais signé de communiqué ni instruit la police aux fins de saisir le passeport du juge HOUSSOU.

Le Procureur de la République peut poursuivre les médias qui ont relayé de prétendus communiqués signé de sa part et relayés en boucle sur les écrans de télévision suite à la décision du juge Angelo Houssou dans le cadre du dossier relatif à la tentative d’empoisonnelemnt du Chef de l’Etat.

Les faits 

Le vendredi 17 mai 2013, après avoir rendu deux ordonnances concernant les deux affaires dans lesquelles le Chef de l’Etat est partie civile, le juge HOUSSOU a été interpellé à la frontière de Kraké aux environs de 21 heures 30 minutes sur les instructions du Directeur Général de la Police Nationale alors qu’il accomplissait les formalités de visa pour se rendre au Nigéria. Conduit à la Direction Générale de la Police Nationale, il y a été gardé, ses effets personnels fouillés et le contenu rendu public>

Le lendemain à 7 heures 20 minutes, il a été reconduit à son domicile sous escorte policière.

Pendant la séquestration du juge HOUSSOU, un communiqué relayé en boucle par les télévisions et signé du Procureur de la République près le tribunal de Cotonou critiqué les ordonnances rendues par le juge.

Le matraquage médiatique était si fort et tentait de discréditer le Juge d’instruction. A la limite, on pourrait parler de outrage à magistrat. Mais interpellé au cours de l’Assemblée Générale des Magistrats tenue hier à Cotonou, le Procureur de la République affirme n’avoir jamais signé un tel communiqué ni instruit le Directeur Général de la Police Nationale aux fins de saisir le passeport du juge HOUSSOU à en croire le communiqué de l’UNAMAB.

Une situation qui selon certaines indiscretions doit l’obliger à s’auto saisir car c’est en son nom que ces délits ont été commis.

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